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Mon avis sur les dangers du cannabis

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Je suis effrayé par la dangereuse banalisation du cannabis que risque d’engendrer le gouvernement Trudeau en légalisant cette substance. Le milieu médical est d’ailleurs inquiet des répercussions que ça aura pour les adolescents, les universitaires et la société en général. L’image du « vieux pot inoffensif » qu’on tente de nous faire entrer dans la tête avec cette loi est fausse.

Ça fait longtemps que le pot consommé dans la jeunesse des baby- boomer n’existe plus. Celui qui est sur le marché de nos jours a une teneur en THC (élément actif du cannabis qui agit primitivement sur deux récepteurs chimiques du cerveau) qui a explosé au cours des quarante dernières années, passant de 1à 3% en 1970, à 8 à 35%. Pour les adolescents dont le cerveau est en développement, avez-vous idée de ce que ça peut faire?

Nos jeunes canadiens de 15 à 25 ans sont en voie de devenir parmi les plus gros consommateurs de cannabis au monde. Et je ne vous parle pas du cannabis de synthèse, une dangereuse imitation contenant des additifs plus puissants et encore plus dommageables.

Selon certains scientifiques, les consommateurs réguliers de cannabis peuvent perdre jusqu’à 8% de leur quotient intellectuel. Et 25% d’entre eux, soit un jeune sur quatre, vont devenir dépendant à l’âge adulte. Sans parler des effets sur la mémoire et l’intelligence, ainsi que des effets néfastes sur les émotions et le construction des souvenirs.

À long terme, la prise de cannabis affecte la prise de décision, nuit à la concentration, affecte la capacité de penser, cause des pertes de mémoire et des troubles psychotiques, dont la schizophrénie. Et tout ça pour remplir les coffres de l’état avec les taxes qui seront perçues.

Nos étudiants universitaires verront en plus leurs dettes exploser à force de se récompenser dans le cannabis, et tout ça mêlé à la prise d’alcool. Ça va être l’enfer sur nos routes. Je dénonce l’immaturité du gouvernement Trudeau. Il est impératif d’agir pour stopper ça.

M. Gauthier

Je vous recommanderais d’aller lire sur Internet le rapport d’un Comité spécial du Sénat canadien datant de 2002 présidé par le sénateur Pierre-Paul Nolin qui concluait ceci : « Le règlementation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis est un régime préférable à la prohibition, pour autant qu’elle s’inscrive dans une politique publique intégrée et adaptée sur les substances. »

Lequel rapport met la table au projet de loi proposé par le gouvernement Trudeau. Et pour en ajouter une couche, un autre ex-sénateur, lui-même fondateur d’un centre de réadaptation pour toxicomanes, monsieur Jean Lapointe, s’est prononcé pour le projet de loi, à la condition qu’il soit assorti de règles pour protéger les citoyens. À la lumière des recommandations de toutes ces personnes sérieuses sur la chose, personnellement, je pense qu’il s’agit là d’une bonne décision.