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Assez de bleu dans le ciel

<b><i>​Assez de bleu dans le ciel</i></b><br>
Maggie O’Farrell<br>
Aux Éditions Belfond, 496 pages
Photo courtoisie ​Assez de bleu dans le ciel
Maggie O’Farrell
Aux Éditions Belfond, 496 pages

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Si on se cherche un vrai bon bouquin pour entamer les vacances du bon pied, ce nouveau Maggie O’Farrell risque fort de faire l’affaire.

​Le tournant des années 2000 n’a pas été une période ­particulièrement joyeuse pour Daniel ­Sullivan, qui enseignait alors au département des sciences cognitives de Berkeley, Californie. Après avoir perdu la garde de ses enfants et quantité de plumes, son ex-femme n’ayant reculé devant rien pour lui gâcher la vie, la mort de sa grand-mère l’obligera à aller en Irlande. Mais ce qui ne devait être qu’un simple aller-­retour débouchera sur une ­véritable odyssée. Au détour d’une route perdue du Donegal, il croisera, de fait, un petit garçon bègue dont la mère est nulle autre que Claudette Wells, une célébrissime actrice de cinéma d’origine française qui a orchestré sa propre disparition dans l’espoir d’échapper à jamais aux journalistes et aux feux de la rampe.

Dix ans plus tard, Daniel n’est plus du tout le même homme : enseignant ­désormais la linguistique à l’université de Belfast, il vit dans une maison isolée située au fin fond de l’une des vertes vallées d’Irlande aux côtés de Claudette, avec laquelle il a eu deux enfants. Eh oui, il est heureux ! Mais quelques heures avant de retourner aux États-Unis, où ses sœurs lui ont donné rendez-vous pour célébrer le 90e anniversaire de leur vieux père bougon, Daniel apprendra à la radio le décès de Nicola Janks, son amour de jeunesse. Ce qui le bouleversera au plus haut degré, parce qu’il y est peut-être pour quelque chose...

Sincèrement, on ne pensait pas autant aimer ce roman. En plus d’être admirablement bien racontée, l’histoire pleine de ­rebondissements qu’il nous réserve est aussi envoûtante que ­passionnante. À lire sans faute.

Frissons garantis

<b><i>La dent du serpent</i></b><br>
Craig Johnson<br> 
Aux Éditions Gallmeister, 384 pages
Photo courtoisie
La dent du serpent
Craig Johnson
Aux Éditions Gallmeister, 384 pages

Celles et ceux qui suivent depuis plusieurs années les truculentes enquêtes de Walt Longmire savent déjà que ce shérif vieillissant tente de faire régner la loi dans le comté le moins peuplé du Wyoming... qui est également l’État le moins peuplé des États-Unis. Mais comme la plupart des habitants du coin ont plusieurs nids d’araignées dans le plafond, ce n’est pas le travail qui manque ! En apprenant que Barbara Thomas, l’une des octogénaires modèles de la petite ville de Durant, reçoit l’aide des anges pour réparer les gouttières ou le porche de sa maison, Walt ne se fera donc pas prier très longtemps pour découvrir qui peut bien être à l’origine de toutes ces divines interventions. Et en alpaguant un jeune fugueur de 15 ans appartenant à l’Église apostolique de l’Agneau de Dieu, il ne tardera pas à descendre aux enfers. Dirigée par Roy Linear, un obèse qui a toujours vu gros en recueillant les dissidents mormons, cette communauté favorisant les relations polygames n’a rien à envier aux milices paramilitaires : armée jusqu’aux dents, elle est surtout prête à en découdre avec les représentants de la justice terrestre...

Avec ce énième opus, Craig Johnson signe un polar particulièrement spirituel qui a réussi à nous divertir jusqu’à la dernière ligne.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

​Des ­vampires dans la ­citronneraie

Karen Russell, aux Éditions Albin Michel, 320 pages
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Karen Russell, aux Éditions Albin Michel, 320 pages

On savait déjà que ­l’auteure de Swamplandia (finaliste du prix Pulitzer 2012) avait un imaginaire totalement ­débridé. Mais avec ce ­recueil de huit ­nouvelles, on a ­découvert qu’il pouvait ­également être ­complètement déjanté. En effet, rares sont les livres qui nous permettent de côtoyer vampires accros aux citrons et jeunes ­Japonaises se ­transformant peu à peu en vers à soie ! À ­découvrir sans tarder.

​Le lagon noir

Arnaldur Indridason, aux Éditions Points, 384 pages
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Arnaldur Indridason, aux Éditions Points, 384 pages

Avec ce 12e opus de la série Erlendur, on ­remonte jusqu’en 1979 pour ­découvrir l’une des premières enquêtes de cet inspecteur, qui avait alors rarement été confronté à de vrais crimes. Lorsqu’un homme sera repêché dans les eaux d’un lagon isolé de la péninsule de Reykjanes, il mettra donc un certain temps à réaliser qu’il ne s’agit pas d’un accident, mais... d’un meurtre crapuleux. Fidèle à lui-même, Arnaldur ­Indridason signe ici un autre bon polar.

​L’italien pour les nuls en voyage

Mery Martinelli, aux Éditions First, 264 pages
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Mery Martinelli, aux Éditions First, 264 pages

On a choisi l’italien, mais ça aurait aussi bien pu être l’allemand, l’anglais, le russe, le chinois, l’arabe ou le grec. Pesant trois fois rien et tenant dans la main, tous les guides de cette collection sont les meilleurs compagnons de voyage qui soient, puisqu’ils nous permettront de converser dans la langue de notre choix.

​Libérez le ­Romain qui est en vous

Jerry Toner, aux Éditions puf, 276 pages
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Jerry Toner, aux Éditions puf, 276 pages

Marcus Sidonius Falx a, dans sa vie, eu la chance de faire un bon mariage, de gagner des millions de sesterces, de côtoyer l’empereur et d’être nommé consul. Et soucieux de partager avec nous tous les secrets de sa réussite, il ­rédigera à notre attention ce guide pratique expliquant comment gouverner sa ­famille ou ­comment grimper les échelons. Un bouquin amusant pour découvrir le quotidien des citoyens ­romains de la Rome antique.