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On a testé pour vous: le cosplaying au Comiccon de Montréal!

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Fidèles croyant que le ridicule ne tue pas, Kazzie Charbonneau et André Péloquin de Pèse sur start ont mis leur gêne de côté pour s’improviser cosplayers - ces passionnés qui se costument en personnages de pop culture - afin «d’infiltrer» le Comiccon de Montréal.

Voici ce qu’ils retiennent de l’expérience!

Ma première fois en cosplay

par Kazzie Charb

Je n’avais pas l’intention de me déguiser; j’ai toujours été trop «chicken», même si je trouve ça magnifique, la costumade (ou cosplay, si vous préférez).

En fait, quand j’étais gamine, je passais des heures à peaufiner mes costumes d’Halloween. Demandez à ma mère, pour moi, Noël, c’était plate. J’adorais l’Halloween, je préparais mes costumes des mois à l’avance et je me promenais déguisée dans la maison.

Je n’avais jamais eu le courage de me déguiser pour Comiccon, mais cette année j’ai décidé que c’était la bonne. En plus, j’avais une idée depuis quelques mois que j’avais vraiment le goût d’explorer: un costume de Yandere!

Il me manquait juste la jupe pour compléter le look, parce que j’avais déjà tout chez moi. Je me suis dit, «Si je trouve une jupe vendredi, c’est un signe. Je vais devoir me costumer samedi.» En seulement quelques minutes sur le plancher d’exposition du Comiccon, j’ai trouvé une jupe parfaite pour le costume.

J’avais besoin de la jupe, une chemise blanche d’écolière, une perruque noire et beaucoup de faux sang.

Voici le résultat!

Je n’ai jamais fait de faux sang non plus, et je dois vous dire que c’est un art qui doit être bien maîtrisé. Quelle catastrophe dans ma cuisine! Sirop de maïs, colorant, Gatorade rouge, sirop de chocolat, poudre de cacao et beaucoup de dégâts.

Mon sang était beaucoup trop liquide, mais je manquais de temps. Je suis donc allée dans le bain et j’ai dit à mon copain, «Chéri, peux-tu me couler du sang dessus?» .

Finalement, je suis pas mal fière du résultat final. Les gens ont reconnu mon cosplay de Yandere Chan, personnage principal de l’obscur jeu Yandere Simulator, et ont même pris des photos. Succès!

PS: du faux sang, c’est collant et ça sèche. Ce n’est vraiment pas confortable.

S’improviser «cosplayer»: une expérience... psychédélique

par André Péloquin

«C’est... c’est... quelle situation ridicule!», pensais-je, en bobettes, dans une cabine de salle de bain du Palais des congrès de Montréal.

Le projet était de m’assembler un costume de «cosplayer» digne de ce nom pour couvrir le Comiccon de Montréal. Évidemment, j’ai finalement manqué de temps et je me suis rabattu pour un costume de Super Mario en lycra commandé d’une boutique louche sur eBay.

Et c’est là, en l’enfilant pour la première fois dans cette salle de bain, que je me suis rendu compte que le costume était trop court des jambes et trop ample de partout... sauf autour de mes bobettes, justement, où la tenue devenait cruellement moulante et ne laissait rien à l’imagination.

«Ça commence bien», soupirai-je.

Projets, passions et boutiques en ligne

Ce qu’il y a de plus fascinant au Comiccon de Montréal, ce n’est pas les tenues — souvent complexes —, mais bien les gens derrière celles-ci.

Les cosplayers rencontrés sont autant des geeks chétifs se transformant, le temps d’un weekend, en Deadpool tout en réflexes (le gars qui me précédait dans la cabine de la salle de bain vient en tête) que de jeunes passionnées d’animation 3D qui applique leur savoir-faire à des armures étriquées.

Aussi à noter: les parents de Miss Tryxie veillaient au grain, visiblement fiers de l’engouement autour de la création de leur fille, mais surtout contents de la voir aussi heureuse.

Les cosplayers peuvent aussi être des pompiers de profession qui, en compagnie de leur épouse, se lancent dans des projets un peu fous comme assembler une tenue de Pennywise, le fameux clown de It de Stephen King, à l’aide d’un costume digne d’un tournage de cinéma, de verres de contact colorés et beaucoup, beaaaaauuuucouuuup de fixatif.

Photo Agence QMI, Joel Lemay

Les cosplayers font également carrière dans le domaine.

Bon nombre d’entre eux — dont Meg et Emeli — s’échangeaient cartes professionnelles entre les séances photo.

En plus de partager une passion pour le cosplay (ou costumade, si vous préférez), ces deux amies entretiennent également une page Facebook ainsi qu’une boutique en ligne où on peut acheter des clichés du duo.

Un monde idéal... en lycra

Les cosplayers sont aussi, généralement, plus sociables et ouverts que certains de leurs congénères à l’extérieur du Commicon.

Ici, une Princesse garçon et un Mario féminin ne choquent pas. Bien au contraire, ils épatent et font sourire.

Ici, un étranger peut t’approcher et te piquer une jasette parce que vos costumes sont liés à la même série de jeux vidéo ou, mieux encore, juste par curiosité.

Et plus surprenant encore: on se laisse prendre au jeu qu’on le veuille ou non!

Joie, excitation... et petite déprime

Si se faire appeler «Mario» était, ma foi, fort grisant, se faire demander de prendre la pause par une mère pour ses deux jeunes filles tout sourire était comparable, j’imagine, à un «high» de substance psychédélique.

Et ça frappe tout particulièrement lorsqu’on retourne à la salle de bain pour remettre un short et une chemise moins moulants, mais surtout plus plates.

À la sortie, plus personne ne souriait en me croisant. Mine de rien, ça m’a manqué quelques minutes en sortant du Palais des congrès.

Tel un «crash» après le «high», justement.

Brèves

 

 

 

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