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L'homme abattu par un policier à Pont-Rouge est un ex-agent correctionnel

Il aurait été victime d’un choc post-traumatique

Tué par la Sûreté du Québec à Pont-Rouge, dimanche, l’ancien agent correctionnel David Lévesque avait été accusé d’incendie criminel en février dernier.
Photo Courtoisie Facebook Tué par la Sûreté du Québec à Pont-Rouge, dimanche, l’ancien agent correctionnel David Lévesque avait été accusé d’incendie criminel en février dernier.

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L’homme armé d’une machette qui a été abattu par des policiers à Pont-Rouge était un ancien agent correctionnel rongé par de graves problèmes personnels et qui avait « besoin d’aide », a appris Le Journal.

L’individu qui a été tué par balle dimanche est David Lévesque, 37 ans. En février dernier, il avait été accusé d’avoir mis le feu intentionnellement à un véhicule à Pont-Rouge.

À la suite de cet événement, Lévesque avait passé du temps en détention préventive à l'infirmerie du Centre de détention d'Orsainville, avant de démissionner de son poste d’agent correctionnel au pénitencier de Donnacona.

Selon nos informations, l’homme avait des problèmes personnels, notamment avec l'alcool, ainsi que des ennuis au travail. David Lévesque avait besoin d’aide, a appris Le Journal

Tué par la Sûreté du Québec à Pont-Rouge, dimanche, l’ancien agent correctionnel David Lévesque avait été accusé d’incendie criminel en février dernier.
Photo Agence QMI, Guy Martel

Il aurait vécu un grave choc post-traumatique à la suite de nombreuses situations chaotiques au pénitencier. Il aurait d’ailleurs fait deux thérapies.

De plus, il était également ébranlé par un divorce.

Selon nos sources, l’homme devait encore beaucoup d’heures de maladie à Service correctionnel Canada.

Le Syndicat enquête

« On est en enquête. C’est vraiment un drame. C’est une fin tragique », a expliqué Frédéric Lebeau, le président du syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN), faisant ses condoléances aux proches de la victime. 

Des vérifications seront effectuées afin de savoir si Lévesque avait subi un syndrome post-traumatique à la suite d’événements à l’intérieur des murs de l’établissement carcéral.

Tué par la Sûreté du Québec à Pont-Rouge, dimanche, l’ancien agent correctionnel David Lévesque avait été accusé d’incendie criminel en février dernier.
Photo Agence QMI, Guy Martel

Les agents correctionnels sont les premiers répondants les plus touchés par les syndromes post-traumatiques, avec un taux de 26 % chez ses employés, selon Statistique Canada.

L'établissement de Donnacona n’a pas voulu commenter l’affaire.

« Il s’agit d’un décès de trop », a simplement souligné Stéphane Jaillet, le directeur adjoint des services de gestion de l'établissement. « Il avait remis sa démission en mars. »

LE BEI sur place

C’est le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui est responsable de l’enquête. Encore lundi, ses effectifs étaient sur place afin de faire la lumière sur cette affaire.

Le BEI a précisé que Lévesque avait fait l’objet d’une plainte par une autre personne quelques heures avant son irruption au poste de police du boulevard Notre-Dame pour y vandaliser des voitures de service à l’aide d’une machette.

C’est à ce moment que les policiers auraient tenté de le maîtriser avec du gaz poivré, en vain.

Le suspect se serait ensuite dirigé vers eux avec sa machette. « Les policiers auraient alors tiré », a mentionné le Bureau des enquêtes indépendantes.

La victime a été transportée d’urgence à l’hôpital, où son décès a été constaté.