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La triste situation des Marlins

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Photo AFP Ce sera la fête ce soir au Marlins Park de Miami, mais on s’attend ensuite à ce que Jeffrey Loria fasse une vente de feu pour faciliter la vente des Marlins.

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Le Match des étoiles 2017 du baseball majeur sera présenté ce soir à Miami, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les circonstances entourant cette classique de mi-saison sont assez particulières, sinon désolantes.

Alors que l’atmosphère devrait être aux réjouissances, il n’existe pas beaucoup d’endroits, dans le stade de Marlins, où les gens circulent avec un large sourire aux lèvres. Sauf peut-être au Clevelander Bar, sis derrière la clôture du champ gauche, un endroit que l’on qualifie du meilleur party en ville !

Parce qu’ailleurs dans le stade et surtout dans les bureaux de l’équipe, les gens sont dans l’expectative, ignorant ce qui leur pend au bout du nez, une fois les festivités terminées.

Pour la simple raison que le propriétaire des Marlins, Jeffrey Loria espère que la vente de club pourra se concrétiser dans les semaines à venir. Il a hâte d’encaisser le chèque d’au moins un milliard de dollars que les prochains proprios vont lui remettre.

Une épée de Damoclès

Mais à part quelques chouchous de Loria, comme le président des opérations baseball, Michael Hill, à qui il a consenti un contrat de cinq ans pour quelque 10 millions de dollars, beaucoup d’autres employés ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Sur le plan financier, on dit que les Marlins vont subir des pertes d’environ 62 M$ cette année, un montant qui va s’ajouter aux dettes de quelque 500 M$ de l’équipe.

Les Marlins avaient une liste de paie de 116 M$ en début de campagne en plus d’environ 488 M$ en salaires garantis pour les prochaines saisons. Et, cette équipe a la plus faible moyenne d’assistance dans la Ligue nationale et aussi le pire contrat de télévision qui ne prendra fin qu’en 2020.

Imperturbable, le président des Marlins, David Samson, s’est contenté de dire que le processus de vente était enclenché et que c’était inévitable.

Inquiétude dans le vestiaire

L’inquiétude règne aussi dans le vestiaire, car les rumeurs se font de plus en plus persistantes qu’une autre vente de feu est imminente.

Moins de trois ans après avoir consenti un contrat record de 13 ans pour 325 M$ à Giancarlo Stanton, les Marlins sont prêts à le laisser partir, pour autant qu’ils trouvent une équipe qui voudra bien honorer la balance de ce contrat. Il en serait de même pour d’autres têtes d’affiche de l’équipe, comme les Marcell Ozuna, AJ Ramos et Christian Yelich.

Les Marlins veulent épurer leur masse salariale afin de rendre la vente de l’équipe plus acceptable aux éventuels acheteurs.

Situation déplorable

Alors que les Marlins attirent peu de gens, comment peuvent-ils convaincre les amateurs de venir au stade alors que l’équipe a eu sept gérants depuis 2010 et qu’elle a encore trois anciens gérants, Mike Redmond, Dan Jennings et Don Mattingly, sur sa liste de paie ?

Le pire de tout, c’est que David Samson se plaît à répéter que la situation des Marlins n’est en rien différente de celles que vivent les autres équipes !!!

Reste maintenant à savoir qui décidera de s’embarquer dans une telle galère. Loria s’en fout, car il n’a versé que 158,5 M$ pour mettre la main sur les Marlins en 2002.

Et il attend que le groupe de Wayne Rothbaum et Tagg Romney ou encore celui dirigé par Derek Jeter ou encore celui de l’homme d’affaires multimilliardaire Jorge Mas, décident d’apposer leur signature au bas du chèque.

Et Loria pourra ensuite rire jusqu’à la banque !

 

Les Cubs exagèrent

Toutes les équipes cherchent des moyens d’augmenter leurs revenus. Et voici que les Cubs de Chicago offrent à leurs partisans des feuilles de la vigne qui recouvre le mur du champ extérieur pour la « modique » somme de 200 $ en plus de frais de manutention de 15 $ !

Les Cubs assurent l’acheteur qu’il s’agit bien d’une feuille de la vigne du Wrigley Field et elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité.

Si cela vous intéresse, hâtez-vous, car elles sont en quantité limitée. Soit seulement 2 016, une référence à l’année de leur championnat en Série mondiale.

Record peu enviable des Orioles

Après avoir entrepris la saison en lion, les Orioles de Baltimore ont dégringolé au classement à cause de lanceurs qui ont connu une vilaine séquence de 20 matchs au cours desquels ils ont accordé au moins cinq points durant le mois de juin.

Ils ont ainsi égalé le piètre record établi par les Phillies de Philadelphie en 1924.

Dylan Bundy a freiné cette série noire en battant les Rays au compte de 8 à 3, mais le lendemain, les Orioles devaient vaincre les Red Sox au compte de 8 à 5, accordant ainsi au moins cinq points dans 21 de leurs 22 derniers matchs !

Ichiro Suzuki le plus âgé

Le Japonais Ichiro Suzuki est devenu le voltigeur de centre le plus âgé de l’histoire à commencer un match comme voltigeur de centre.

Le dimanche 25 juin dernier, Ichiro a amorcé le match des Marlins de Miami au vénérable âge de 43 ans et 246 jours alors que Ricky Henderson avait été, jusque là, le voltigeur de centre le plus âgé à 43 ans et 211 jours.

Il s’agit là simplement d’une autre page dans l’incroyable carrière du vétéran japonais qui a sûrement sa place au Temple de la renommée de Cooperstown, une fois qu’il aura décidé d’accrocher son gant.

Maury Wills se retire

Maury Wills a joué pendant 14 saisons dans les majeures avec les Dodgers, les Pirates et les Expos avant d’agir comme gérant des Mariners de Seattle.

Par la suite, l’ancien arrêt-court a été instructeur des RedHawks de Fargo-Moorhead de la Northern League, un circuit indépendant et a aussi agi comme ambassadeur de l’équipe.

Puis, au cours des 22 dernières saisons, Wills a été l’analyste lors de la radiodiffusion des matchs des Redhawks.

À l’âge de 84 ans, Wills a décidé d’accrocher son micro, précisant que son association avec les Redhawks lui avait grandement aidé à vaincre sa dépendance à l’alcool et autres drogues.