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Le CH et Markov ne peuvent se séparer comme ça

Avec encore plus de 9 M$ disponibles sur la masse salariale, le retour d’Andreï Markov avec le CH devrait être une formalité.
Photo d’archives, martin chevalier Avec encore plus de 9 M$ disponibles sur la masse salariale, le retour d’Andreï Markov avec le CH devrait être une formalité.

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Que se passe-t-il entre le Canadien et Andrei Markov ? Avec encore plus de neuf millions de dollars disponibles sur la masse salariale, on serait en droit de s’attendre à ce que le retour du vétéran défenseur soit une formalité. Mais les deux parties demeurent campées sur leur position. Pourquoi ?

Il faut dire que Markov n’avait pas que sa situation contractuelle en tête, la semaine dernière. Il a convolé en justes noces avec Sonya Sonechka avec qui il partage sa vie depuis quelques années.

Et, à voir les photos du mariage qui montraient des danseuses vêtues du chandail bleu-blanc-rouge, son cœur est encore avec le Tricolore.

Le couple est parent d’une fille et de jumeaux que Markov a eus d’une union précédente et qu’il a déménagés à Montréal à la suite du décès de leur mère, l’hiver dernier.

Markov est également père d’un garçon d’une quinzaine d’années, qui évolue avec l’organisation du Dynamo de Moscou.

Une autre fausse nouvelle

À propos, les gens qui criaient à tout vent dans les réseaux sociaux ne pas croire que Markov n’avait rien contre P.K. Subban devraient se rétracter. L’ancien porte-couleurs du Tricolore figurait parmi les invités au mariage, qui a été célébré en Russie.

Pour revenir au contrat de Markov, il est difficile d’imaginer que son association avec le Canadien va se terminer sans plus de décorum.

On a beau dire que le sport professionnel est un business, Markov a donné les meilleures années de sa carrière au Tricolore, sans jamais chercher à tâter le marché des joueurs autonomes. Il a encore son utilité.

Qui le remplacera s’il quitte ?

Chose certaine, il n’est pas dans l’organisation.

Streit attend

Ce qu’on sait par contre, c’est que le Canadien a eu des discussions avec Mark Streit. En fait, Marc Bergevin a cherché à faire son acquisition avant l’heure de tombée des transactions, en mars dernier, mais le salaire de Streit constituait alors un obstacle sur la masse salariale. Il a été finalement acquis par les Penguins de Pittsburgh avec lesquels il a remporté la coupe Stanley

Cette fois-ci, on parle d’une offre d’un an à raison d’un salaire de 1,5 million.

Certes, Streit est encore capable de produire offensivement. Mais il aura 40 ans en décembre.

À ce compte-là, pourquoi ne pas garder Markov, qui a joué toute sa carrière à Montréal ?

Vigneault ne craint pas Ruff

Alain Vigneault sait que les gens vont dire que son poste est en jeu avec les Rangers à la suite de la nomination de Lindy Ruff au sein de son personnel d’adjoints. Mais, au contraire, il ne s’en fait pas du tout, a-t-il raconté au New York Post. Il estime que l’addition de l’ancien entraîneur en chef des Stars et des Sabres ajoute à la force de son personnel.

Vigneault a rencontré Ruff à la suggestion de son adjoint Scott Arniel, qui a travaillé sous les ordres de Ruff à Buffalo et qui n’a pas été retenu pour les postes d’entraîneur en chef des Panthers et des Sabres, ces dernières semaines. Arniel a déjà dirigé les Blue Jackets de Columbus.

Vigneault a eu un entretien téléphonique avec Ruff avant de la rencontrer dans la région d’Ottawa où il passe ses étés. Il a consulté aussi Jim Nill, directeur général des Stars, ainsi que Jacques Lemaire avec qui il a gardé contact depuis qu’il a travaillé avec lui avec le Canadien.

Ruff servira d’éminence grise à Vigneault. Ils sont d’ailleurs plusieurs anciens entraîneurs en chef de la Ligue nationale à remplir ce genre de fonctions.

Jacques Martin travaille sous les ordres de Mike Sullivan à Pittsburgh, Marc Crawford sous Guy Boucher à Ottawa, Rick Bowness sous Jon Cooper à Tampa, Kevin Dineen sous Joel Quenneville à Chicago, Jack Capuano sous Bob Boughner en Floride et Craig Berube sous Mike Yeo à Saint Louis.

Turgeon pourra-t-il changer les choses ?

Que penser de la nomination de Pierre Turgeon à titre de coordonnateur à l’attaque chez les Kings de Los Angeles ? Car c’est bien le nom du rôle qui lui a été confié. Il s’agira de sa première expérience dans le coaching au niveau professionnel.

Personne ne peut nier que Turgeon s’y connaît en matière d’offensive. Il a marqué 515 buts et totalisé 1327 points au cours de sa brillante carrière de 19 saisons dans la LNH.

Mais le talent ne se transmet pas. On l’a ou on ne l’a pas.

Or, le changement d’entraîneur en chef chez les Kings aidera peut-être la cause des Kings. Sous Darryl Sutter la saison dernière, les Kings ont terminé 24es à l’offensive avec une moyenne de 2,43 buts marqués par match.

Anze Kopitar a connu une forte baisse de régime en voyant sa production chuter de 76 à 52 points. La présence de Turgeon pourrait lui redonner confiance.

Tyler Toffoli, qui a raté des matchs en raison de blessures, a connu lui aussi une saison difficile. Il n’a inscrit que 16 buts comparativement à 31 la saison précédente.

Le Canadien voudrait-il de Bossy ?

L’embauche de Turgeon chez les Kings pourrait-elle donner des idées au Canadien ?

Il y a plusieurs années, Mike Bossy avait offert ses services au Tricolore afin de venir en aide aux attaquants de l’équipe. Mais il semble que son idée avait été accueillie plus ou moins sérieusement.

Or, dans une entrevue accordée au collègue Pierre Durocher il y a deux ans, il avait raconté qu’il ne dirait pas non à un poste de conseiller, peu importe l’équipe.

«Je suis quelqu’un de visuel, avait-il dit.

«Je ne suis pas le genre à faire des X et des O sur un tableau. Je pourrais être utile à une équipe en quête d’idées.»

Au point où en sont les choses à l’attaque, le Canadien devrait peut-être y réfléchir.