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Artur Beterbiev et GYM: c’est fini

Beterbiev boxe
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean À la suite de l'annulation du combat l'opposant à l'Allemand Enrico Koelling, le boxeur Artur Beterbiev a convoqué les médias à la Cage du Centre Bell.

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MONTRÉAL - Le boxeur Artur Beterbiev n’a vraiment pas digéré l’annulation par le Groupe Yvon Michel (GYM) de son combat éliminatoire IBF des mi-lourds contre Enrico Koelling, précisant jeudi qu’il considérait son association avec le promoteur québécois terminée.

Dans une entrevue avec l’Agence QMI, il lui a été demandé si sa décision de mettre fin à sa relation avec GYM était à 100% irrévocable.

«Oui», a sèchement répondu Beterbiev.

À partir de maintenant, le boxeur d’origine tchétchène se dit à la recherche d’un nouveau promoteur.

«Je n’ai eu aucune discussion avec un autre promoteur, mais je suis prêt à discuter, y compris avec un autre groupe québécois», a indiqué Beterbiev par le biais de son traducteur.

Dénouement envisageable

Beterbiev (11-0-0, 11 K.-O.) et Koelling (23-1-0, 6 K.-O.) devaient s’affronter le 29 juillet aux États-Unis. GYM a toutefois décidé de se retirer plus tôt cette semaine, précisant qu’un problème de visa était à l’origine de la situation.

Quoi qu’il en soit, la fin de l’association entre GYM et Beterbiev est maintenant prononcée. Elle était déjà d’ailleurs envisagée depuis un certain temps.

Le clan du boxeur avait effectivement déposé une poursuite judiciaire contre le promoteur plus tôt cette année, pour certains retards de paiement. Beterbiev reprochait aussi à GYM de ne pas lui avoir offert suffisamment de combats lors de chacune des trois premières années de leur entente.

«La vérité est que GYM a refusé d’aller de l’avant avec le combat, bien que tous les documents nécessaires avaient été signés, à moins que je ne décide de laisser tomber la poursuite dans le but d’annuler notre contrat», a plutôt soutenu le boxeur par le biais de son compte Instagram, mercredi soir.

Une communication déficiente

Chose certaine, problème de visa ou pas, la situation n’a certainement pas aidé à la communication entre Beterbiev et GYM.

Sur les ondes de la chaîne TVA Sports jeudi, le grand patron Yvon Michel a toutefois estimé que GYM n’avait pas grand-chose à se reprocher.

«On savait qu'on était en litige avec lui, mais on a voulu lui donner la chance de continuer à aller de l’avant et de combattre pour la position de numéro 1», a assuré Michel.

«En principe, on aurait dû savoir ça, a ajouté le promoteur, concernant le problème de visa de Beterbiev. Mais on se parle davantage par le biais des avocats. Ce n'est vraiment pas l’idéal.»

Frustré, mais soulagé

Face aux récents événements, le boxeur a avoué à l’Agence QMI qu’il éprouvait maintenant des sentiments partagés.

«Mon état d’esprit se retrouve au milieu entre la frustration et le soulagement», a-t-il dit, expliquant que son départ de GYM lui permettra de tourner la page.

Beterbiev a par ailleurs soutenu qu’il aimerait demeurer à Montréal.

«À moins qu’un nouveau promoteur exige que je déménage dans un autre pays, je n’ai pas considéré l’option de quitter Montréal, a-t-il affirmé. Je suis bien ici avec ma famille.»

Le boxeur aimerait aussi poursuivre son association avec Marc Ramsay, qu’il considère comme l’un des meilleurs entraîneurs au monde.

«Si Jean Pascal et David Lemieux ont travaillé avec Marc après avoir quitté GYM, je pense que ça peut être la même chose pour moi», a indiqué Beterbiev.