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Conflit du bois d’œuvre: les propriétaires de forêts privées exigent une exemption

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Les propriétaires canadiens de boisés se disent victimes de dommages collatéraux depuis l’imposition de droits compensateurs sur les exportations de bois d’œuvre aux États-Unis. Ils demandent une exemption pour le bois provenant des forêts privées.

On compte près de 455 000 propriétaires forestiers canadiens, dont 134 000 uniquement au Québec.

Pas la bonne cible

« Pourtant, ce qui est fâchant, c’est que, pour les propriétaires de forêts privées comme nous, on a le même système qu’aux États-Unis. Quand on entend dire qu’on se livre à une concurrence déloyale, c’est injuste. C’est pour cela qu’on demande une exemption. On est au milieu du tir », a fait part Marc-André Côté, directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

La Fédération canadienne des propriétaires de boisés (FCPB) estime qu’elle ne devrait pas être visée par les mesures protectionnistes qui sont entrées en vigueur au printemps dernier.

Les propriétaires de boisés se trouvent pénalisés par la situation qui prévaut actuellement puisque les scieries leur font subir l’impact des droits compensateurs en baissant les prix.

« Les fournisseurs de bois se trouvent à absorber une partie des taxes », a ajouté M. Côté.

16 % des besoins au Québec

L’an dernier, ces propriétaires ont fourni près de 16 % des besoins des scieries au Québec. Dans les précédents accords commerciaux, des clauses prévoyaient des distinctions pour le bois provenant de forêts privées.

« Les Maritimes étaient exclues des droits compensateurs parce qu’elles avaient démontré qu’une large proportion de leur approvisionnement venait des forêts privées. Au Québec, il y a des scieries qui ont aussi eu des exemptions. Avec les nouvelles règles, il faut reconduire cela », a-t-il dit.

La FCPB soutient qu’elle n’est pas en situation d’offrir des subventions à l’industrie puisque ses membres cessent de vendre du bois lorsque le prix offert ne satisfait pas les attentes, tout comme le font les propriétaires forestiers américains.