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La fille de Jean Charest lobbyiste pour du pot

Elle aide une compagnie qui veut vendre du cannabis

Alexandra Dionne Charest, à gauche sur cette photo prise au mois de janvier 2016, en compagnie de ses illustres parents, Michèle Dionne et l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest.
Photo d’archives Alexandra Dionne Charest, à gauche sur cette photo prise au mois de janvier 2016, en compagnie de ses illustres parents, Michèle Dionne et l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest.

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La fille de l’ancien premier ministre Jean Charest fait du lobby auprès du gouvernement Couillard pour une entreprise qui veut vendre du cannabis et empêcher qu’une société d’État comme la SAQ ait le monopole.

Alexandra Dionne Charest, qui travaille comme consultante pour la firme de conseiller stratégique HATLEY, a récemment ajouté l’entreprise National Access Cannabis à sa liste de clients.

La compagnie aide et conseille ceux qui souhaitent obtenir légalement du cannabis médical auprès des producteurs autorisés.

Mme Dionne Charest fera des représentations auprès des ministères de la Justice, de la Santé, de la Sécurité publique et des Finances, en lien avec le futur projet de loi pour encadrer le cannabis au Québec, indique son mandat.

Fière de son père

La fille de l’ex-premier ministre se défend d’avoir une oreille attentive de la part du gouvernement en raison de ses liens familiaux.

« Je suis très fière de la carrière politique de mon père. Cela dit, elle ne définit pas mon parcours professionnel, insiste-t-elle. Chez HATLEY, je trace ma propre voie et développe mon curriculum. La seule chose sur laquelle je compte pour m’acquitter de mes responsabilités au quotidien, c’est le travail assidu. Dans mes fonctions, je suis appelée à parler à des personnes de différentes couleurs et perspectives politiques. »

Contre un monopole

De son côté, Jimmy Meliambro, directeur régional de National Access Cannabis, précise que l’entreprise souhaite vendre, au Québec notamment, du cannabis médical directement aux patients lorsque cette drogue sera légalisée en juillet 2018.

« On fait beaucoup d’éducation et on ne veut pas qu’il y ait un monopole contrôlé par le gouvernement comme avec l’alcool et LCBO [l’équivalent de la SAQ en Ontario] », ajoute-t-il.

Le gouvernement n’a pas encore tranché quant au modèle de distribution, mais n’a pas écarté un monopole étatique. Le ministre Carlos Leitao a toutefois fermé la porte à la vente en succursales de la SAQ.

— Avec la collaboration de Marie-Christine Trottier