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Trump lance une fake news à Paris

Trump lance une fake news à Paris

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Les pro-Trump qui me suivent n’ont jamais compris ce qui me dérange chez ce type. Il a été élu et je le respecte. Il veut changer les États-Unis et les gens l’ont élu pour cela. Je le respecte aussi. J'ai peu à dire sur ses promesses électorales car je ne suis pas américaine. À part l'accord de Paris qui nous touche tous.

Mon problème n’est pas là.

Ce qui me déplait, c’est ce qu’il est, sa personnalité. En anglais on dit ‘character’, c’est plus fort.

Vieux jeu, j’estime qu’un chef d’État doit se comporter de manière honorable. Quelqu’un qui ment comme il le fait n’a pas une conduite honorable. Surtout que tout ce qu'il dit et fait peut avoir un impact sur le monde entier.

Aujourd’hui, il nous a servi un bel exemple de ce qui lui manque pour être un président respecté.

Grosse fake news

Dans l’affaire de Donald Trump junior et de sa rencontre avec une avocate russe pour obtenir des renseignements sur Hillary Clinton pendant la campagne électorale, Donald père a déclaré en conférence de presse, à Paris, le président français Emmanuel Macron à ses côtés, que ‘quelqu’un lui avait dit’ que l’avocate en question n’avait pas le droit de séjourner aux États-Unis mais que c'est la procureure générale Janet Lynch, responsable du Department of Justice sous Obama, qui lui avait quand même émis un visa. Il a même dit ‘je ne sais pas si c’est vrai’.  

Primo, ‘quelqu’un m’a dit’ et ‘je ne sais pas si c’est vrai’ ne suffit pas quand on est l’homme le plus puissant au monde et qu’on occupe la présidence la plus prestigieuse. Ainsi que pour quelqu’un qui se plaint à longueur de journée que les médias utilisent des sources anonymes et sortent des fausses nouvelles.

Surtout que dans le cas qui nous intéresse, l’information est fausse et facilement vérifiable par deux clics chez Google.

L’émission de visas d’entrée n’est pas la responsabilité du Department of Justice mais du Secrétariat d’État (les affaires étrangères) et de la Homeland Security. Madame Lynch n’a rien à voir avec cette histoire de visa mais le président l’a pointée du doigt, devant la presse internationale, à Paris.

C’est petit, c’est cheap, c’est mean, c’est juvénile, c’est revanchard. C’est honteux.Et cela démontre aussi que le président ne connaît pas le gouvernement qu'il dirige.

De tels agissements, en apparence anodins, minent non seulement la crédibilité du président mais de l’institution présidentielle et du pays. Et ils sont tristement trop nombreux.

Même dans son entourage, peu de gens croient d'emblée ce qui sort de sa bouche.

Madame Macron

Pour ce qu’il a dit à Brigitte Macron, 'you’re in such good shape', je suis d’accord avec lui. Il a ensuite dit au président français que sa femme était belle. Je suis encore d’accord avec lui. Et puis, faire un compliment à une femme, surtout dans la soixantaine, n’est pas encore un crime à ce que je sache.  

Je ne comprends pas l’attitude irrascible des anti-Trump face à la moindre critique du président américain. Ils ont développé une mentalité d’assiégés.

Winston Churchill est mon idole politique. Quand on me dit qu’il buvait trop et qu’il manquait de compassion pour ses soldats, j’acquiesce. J’en suis capable car c’est vrai.

J’ai hâte de voir vos commentaires au sujet de ce blogue. Pour une fois, vais-je lire 'ouais, pas fort celle-là ?'