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Game of Death rentre au bercail

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Fort de son passage dans les festivals d’Amérique, d’Europe et d’Asie, le long-métrage québécois Game of Death sera présenté pour la première fois au pays samedi soir dans le cadre du festival Fantasia. Un « parcours inespéré » pour les réalisateurs Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais, enfin de retour au bercail.

C’est au Texas, dans le cadre du prestigieux festival South by Southwest (SXSW pour les habitués), que l’aventure de Game of Death a officiellement démarré avec la première mondiale du long-métrage québécois.

Puis, d’autres événements à l’échelle internationale ont vu leur curiosité être piquée. Les réalisateurs ont transporté leur film jusqu’en Australie, s’arrêtant en Grèce, en Corée du Sud et au Brésil en chemin.

« Ç’a longtemps été notre rêve. Et c’est à South by Southwest qu’on a vu qu’il était en train de se réaliser », explique Sébastien Landry.

« Over the top »

Dans Game of Death, sept adolescents mettent la main sur un jeu mystérieux. Une fois la partie amorcée, ils doivent tuer 24 personnes, sans quoi ils perdront eux-mêmes la vie de manière violente et, disons, explosive.

Le résultat, comme pourront bientôt le constater les cinéphiles québécois, est particulièrement sanglant ; quelque 145 litres de faux sang ont été lancés, répandus et éclaboussés au cours du tournage. Une spectatrice a d’ailleurs quitté la salle lors de la première mondiale au Texas, prise de nausée. Il s’agit tout de même du seul malaise digne de ce nom recensé jusqu’à présent.

« On a voulu y aller à fond. C’est très graphique, mais c’est aussi vraiment over the top. On a entendu des “ouache” dans les salles où il a été présenté, mais je ne crois pas que ce soit particulièrement troublant. Les gens comprennent qu’il s’agit d’humour noir et que ce n’est ni sérieux ni réaliste », explique Laurence « Baz » Morais.

► Game of Death sera présenté les 15 et 29 juillet.

Coup de pouce pour le cinéma d’horreur

Les films d’horreur québécois sont rares. Mais Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais estiment que le rayonnement international de leur Game of Death pourrait ouvrir la voie au genre. « Ce n’est pas le talent qui manque. Mais c’est le financement qui est presque impossible à avoir », déplorent-ils.

Les réalisateurs, ­Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais.
Photo courtoisie
Les réalisateurs, ­Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais.

« C’est un cercle vicieux ; si les films de genre ne sont pas financés, ça ne donne pas envie aux créateurs d’en développer. Mais je pense que les gens du milieu du financement commencent à réaliser que ce genre de film peut exister et attirer un regard international sur le cinéma québécois », poursuit un des réalisateurs.

Commande française

Ces deux cinéastes n’ont pas eu à dépendre du système de financement québécois. Game of Death leur a été commandé par la boîte de production française Rockzeline, impressionnée par leur court-métrage La Chienne, paru en 2013. Leur film a ainsi été largement financé par la division française du service d’écoute en continu Blackpills, avec un soutien supplémentaire de Rockzeline et de l’équipe québécoise de La Guerilla.

Une sortie en salle est peu probable, mais une sortie en DVD pourrait être dans les cartes.