/sports/football
Navigation

Nouveau contrat de plusieurs millions $: nouvelle pression sur Laurent Duvernay-Tardif

Le garde à droite entend prouver aux Chiefs qu’ils ont vu juste

SPO-LAURENT DUVERNAY-TARDIF
Photo d’archives, Sébastien St-Jean Laurent Duvernay-Tardif a amorcé 14 matchs comme garde à droite partant la saison dernière avec les Chiefs.

Coup d'oeil sur cet article

En deuxième moitié de saison l’automne dernier, Laurent Duvernay-Tardif a flirté avec la perfection à sa position de garde à droite, si bien que les Chiefs de Kansas City l’ont récompensé avec une riche extension de contrat. À l’aube de sa quatrième campagne, l’homme à tout faire entend prouver que son équipe a opté pour un sage investissement.

Le monde du sport professionnel peut vite devenir impitoyable pour les athlètes qui ont paraphé de lucratives ententes s’ils ne répondent pas aux attentes.

Pleinement conscient de cette réalité après avoir conclu un contrat de cinq ans devant lui rapporter plus de 42 millions (dont 20 garantis), Duvernay-Tardif reconnaît qu’il s’agit d’une nouvelle facette du métier à apprivoiser, à une dizaine de jours du début du camp d’entraînement.

«Maintenant que je fais partie des joueurs les mieux payés à ma position, il y a un lot de responsabilités qui vient avec ça, mais ce n’est pas une pression étouffante», a-t-il indiqué lors d’un récent entretien.

«Je suis rendu là et je ne demande pas mieux, mais le niveau de constance et les attentes qui viennent avec le genre de contrat que j’ai signé se sont fait sentir dès nos premiers entraînements printaniers. Tu rates un seul jeu pendant toute une pratique et c’est vite : Come on ! Tu dois faire mieux ! Il faudra que je gère ça, mais en même temps, c’est bien parce que ça rehausse les standards», a-t-il enchaîné.

Niveau élevé

La clé pour le futur médecin qui a passé les derniers mois en rotations en anesthésie sera de reprendre exactement là où il a laissé à la fin de la dernière campagne.

«Lors de mes cinq ou six derniers matchs, je n’ai pas alloué la moindre pression sur notre quart-arrière. Je veux retrouver ce niveau-là. Je veux continuer à améliorer mon jeu. Je veux reconnaître toutes les situations défensives possibles pour pouvoir bien réagir à chaque jeu», a-t-il expliqué.

Constance sur la ligne

Nombre d’équipes qui connaissent du succès à l’attaque le doivent à la stabilité au sein de la ligne offensive. En ce sens, les Chiefs et Duvernay-Tardif partent du bon pied puisqu’au moins quatre des cinq partants de la saison dernière reviennent en poste. Il ne reste qu’à déterminer qui sera le garde à gauche.

«Ce sera ma première année qu’autant à ma droite (Mitchell Schwartz) qu’à ma gauche (Mitch Morse), je retrouve les mêmes gars que la saison précédente. Ça va faire du bien et ça a paru dès le début des entraînements printaniers. Ça facilite beaucoup notre travail. Notre communication est plus efficace. On peut même commencer à faire de faux appels pour confondre la défensive. Quand tu ne sais pas exactement où tu t’en vas, ça peut rapidement devenir chaotique.»

Les Chiefs amorcent leur camp le 27 juillet. Ils seront du match d’ouverture de la saison, le jeudi 7 septembre, lorsqu’ils rendront visite aux champions en titre, les Patriots.

 

Changements à Kansas City: Une saison morte mouvementée

Si la stabilité règne sur la ligne offensive des Chiefs, ce ne fut pas le cas ailleurs sur le terrain, ainsi que dans l’état-major de l’organisation, au cours des derniers mois.

Après avoir perdu un joueur vedette de sa défensive quand le plaqueur Dontari Poe est parti à l’occasion du marché des agents libres, l’équipe a causé toute une surprise en indiquant la sortie, en juin, à son receveur numéro un, Jerem­y Maclin.

Puis, le choc a été encore plus grand quelques semaines plus tard quand l’équipe a montré la porte au directeur général John Dorsey.

«C’est vrai que quand tu additionnes tout, ça fait beaucoup», a reconnu Duvernay-Tardif, qui sent cependant que l’équipe est toujours entre de bonnes mains grâce au leadership de l’entraîneur-chef Andy Reid.

«Toutes ces décisions ont rendu le monde triste, mais on comprenait très bien. C’est le nerf de la guerre, la NFL est une business dans laquelle tu dois faire aligner des chiffres. Personnellement, je m’en remets complètement au coach Reid parce que c’est incroyable ce qui a été accompli à Kansas City en quatre ans. L’équipe gagnait deux matchs à son arrivée et nous sommes devenus des aspirants au Super Bowl», a souligné le garde.

Près du but

À la première saison de Duvernay-Tardif, en 2014, les Chiefs ont raté de peu les séries, avant de se qualifier l’année suivante comme meilleurs deuxièmes, pour ensuite remporter le championnat de division l’automne dernier.

«Nous sommes vraiment près du but. L’an dernier, on a remporté la division considérée comme la plus forte de la NFL, donc on est sur la bonne voie. On a un gros calendrier qui va nous mettre au défi à titre de champions cette saison. C’est le temps de montrer que les Chiefs, ce n’était pas un adon l’an dernier.»