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L’histoire maritime en 42 bateaux d’ivoire

Voilà maintenant 30 ans que Gaston Déry préserve 42 sculptures qui témoignent des plus grands moments de l’histoire de la navigation mondiale.
Photo didier debusschère Voilà maintenant 30 ans que Gaston Déry préserve 42 sculptures qui témoignent des plus grands moments de l’histoire de la navigation mondiale.

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À la veille du grand rendez-vous naval, une intrigante armada de 42 navires miniatures sculptés en ivoire canadien patiente à quelques pas du port de Québec.

Les précieuses pièces composent l’exposition D’ivoire et de mer, qui fait son apparition au Musée de la civilisation. Elles sont l’œuvre d’Edmond Lecouvie, un ancien marin et policier de la ville de Québec qui a consacré 15 ans de sa vie à ce projet, dans les années 1930 et 1940.

Sept décennies plus tard, après avoir voyagé jusqu’à Victoria en Colombie-Britannique, les voilà réunies à proximité du fleuve, dans la ville qui les a vues naître, alors qu’une quarantaine de navires, des vrais ceux-ci, s’apprêtent à accoster.

Voilà maintenant 30 ans que Gaston Déry préserve 42 sculptures qui témoignent des plus grands moments de l’histoire de la navigation mondiale.
Photo didier debusschère

Ivoire canadien

Un scénario rêvé pour l’actuel propriétaire de la collection, Gaston Déry, qui prend soin des navires miniatures depuis 30 ans et dont le grand-père était un proche ami de l’artiste. «Chaque fois que je regarde un bateau, je découvre un détail que je n’ai jamais vu avant», note l’amateur d’histoire maritime.

Formant une véritable ligne du temps, les navires miniatures ont pour particularité d’avoir été sculptés dans de l’ivoire de narval et de morse, et pas n’importe lequel, puisque c’est le capitaine lévisien Joseph-Elzéar Bernier qui a remis à l’artiste la précieuse matière, obtenue des Inuits lors de ses expéditions nordiques.

« Un hommage à la mer »

Avec quelque 20 000 pièces d’ivoire, l’artiste de Québec a pu atteindre un degré de précision impressionnant. Un travail colossal réalisé dans sa résidence de la rue Fraser, par passion, mais aussi pour rappeler l’importance des traditions maritimes.

«C’était l’œuvre de sa vie, un hommage à la mer et un hommage aux pionniers et aux découvreurs, qu’il voulait laisser en héritage», relate Gaston Déry.

L’homme espère que les 42 navires miniatures pourront officiellement faire de la capitale nationale leur port d’attache permanent d’ici quelques années. En attendant, l’exposition se poursuit jusqu’au 22 octobre 2017 et est accessible gratuitement au deuxième étage du Musée de la civilisation.