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Nouvelles fusillades à Rio: un policier tué d’une balle dans la tête

Brésil ambulance
Photo d'archives, AFP

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La flambée de violence à Rio de Janeiro a fait une nouvelle victime lundi, un policier tué d’une balle dans la tête, au lendemain d’une fusillade qui a semé la panique sur la route de l’aéroport.

«Des policiers de la favela de Mangueira ont été attaqués. Évitez cette zone», a indiqué la police de Rio sur son compte Twitter.

Le policier a été tué en début de matinée, au moment de la relève de la garde dans cette favela située à une dizaine de kilomètres au nord du centre-ville, ont annoncé les autorités locales à l’AFP. Un autre agent a été atteint par un tir au niveau de la jambe lors de cette attaque attribuée à des trafiquants de drogue.

Depuis le début de l’année, 88 policiers ont été tués à Rio, dix de plus que l’année dernière à la même époque, rappelle le site d’information G1.

Les deux policiers touchés lundi étaient en poste dans une Unité de Police Pacificatrice (UPP), police de proximité censée occuper les favelas pour soustraire les habitants à l’emprise des narcotrafiquants qui contrôlent ces zones de non-droit.

Mais les fusillades se sont multipliées ces dernières semaines dans la ville qui a reçu les jeux Olympiques il y a un an, avec une moyenne effrayante de trois personnes par jour atteintes par des balles perdues lors des six premiers mois de l’année.

Dimanche soir, la principale voie d’accès à l’aéroport international a été bloquée pendant plusieurs heures en raison d’un autre épisode de violence qui a défrayé la chronique.

Plusieurs hommes armés ont menacé des automobilistes pour dérober leurs véhicules, la police est intervenue et des échanges de tirs nourris ont semé la panique sur cette route très fréquentée qui relie la banlieue nord au centre de Rio.

De nombreux vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux montrent des personnes tentant de se mettre à l’abri en se baissant à côté de leur voiture. Des témoins cités par la presse locale évoquent même des automobilistes ayant choisi de se cacher dans le coffre de leur véhicule.

D’autres ont préféré abandonner leur voiture pour trouver refuge dans un commissariat situé à proximité. Les autorités n’ont fait était d’aucune victime.

La flambée de la violence est aggravée par la crise financière qui touche l’État de Rio, qui, au bord de la faillite, ne parvient pas à payer à temps les salaires de ses fonctionnaires, y compris des policiers.