/sports/football
Navigation

Tout reste à faire pour Antony Auclair

L’ancien du Rouge et Or est impatient de se faire valoir au camp des Bucs

Antony Auclair n’a pas ménagé les efforts à l’entraînement depuis son retour à Québec à la mi-juin, où il se prépare pour être au sommet de sa forme pour le camp des Buccaneers.
Photo Didier Debusschère Antony Auclair n’a pas ménagé les efforts à l’entraînement depuis son retour à Québec à la mi-juin, où il se prépare pour être au sommet de sa forme pour le camp des Buccaneers.

Coup d'oeil sur cet article

Antony Auclair, ailier rapproché des Buccaneers de Tampa Bay... Si le tout sonne fort bien, le principal intéressé ne tient rien pour acquis. Au point où il estime qu’il devra d’abord prouver sa valeur à l’équipe de la NFL qui lui a donné sa chance avant d’oser utiliser cette appellation pour se décrire.

Avant qu’il rejoigne ses coéquipiers recrues le 25 juillet au camp des Buccaneers (les vétérans sont attendus deux jours plus tard), Auclair a passé les dernières semaines à suer à grosses gouttes au centre d’entraînement Elite Factor, à Québec.

Pour lui, les derniers mois ont défilé à la vitesse de la lumière. La conquête de la Coupe Vanier avec le Rouge et Or de l’Université Laval, une présence remarquée au East-West Shrine Game, un Pro Day couru par les dépisteurs de la NFL au PEPS, malgré une blessure à la jambe, un contrat comme agent libre à Tampa au terme du repêchage et les premiers entraînements printaniers avec l’équipe... Comme horaire, il y a plus léger !

Dans tout ce tourbillon, plusieurs médias américains ont remarqué ce Québécois au parcours atypique. Le prestigieux magazine Sports Illustrated a même parlé de lui comme de l’un des meilleurs agents libres potentiels. Pourtant, Auclair demeure bien ancré sur terre.

« Il n’y a rien de fait encore. C’est le fun de voir ça, mais je ne suis pas encore officiellement dans l’équipe. Je sais qu’il y a beaucoup de gens que je connais qui s’achètent des chandails des Bucs, mais moi, dans ma tête, je ne suis pas encore là. Pour l’instant, je ne me présente nulle part en disant que je suis Tight End pour les Bucs », a-t-il expliqué lors d’une longue entrevue en gymnase.

Antony Auclair n’a pas ménagé les efforts à l’entraînement depuis son retour à Québec à la mi-juin, où il se prépare pour être au sommet de sa forme pour le camp des Buccaneers.
Photo Didier Debusschère

Enfin, le camp !

Pour Auclair, le camp d’entraînement représente l’occasion de renouer avec le feu de l’action afin d’établir clairement sa valeur. Si les Buccaneers semblent satisfaits de ses premiers pas, son implication physique a toutefois été limitée par un autre claquage à la jambe subi lors du premier entraînement printanier face à la défensive.

« C’est sûr que quand tu es blessé, tu ne peux pas rivaliser avec les joueurs, mais les entraîneurs m’ont dit que j’en avais montré assez sur le plan cognitif. J’ai montré que j’assimilais tous les jeux », a-t-il noté.

Même s’il n’a été en mesure de se mesurer à la défensive que très brièvement, l’ailier rapproché de 6 pi 5 po se sent en confiance et peu nerveux à l’approche du camp.

« Ce qui est stressant, c’est si tu arrives sur le terrain sans savoir ce que tu as à faire. J’ai quand même eu la chance de mettre en pratique le livre de jeux. Je vais arriver là-bas fin prêt et c’est ce qui va éliminer une partie du stress. Le reste va suivre en faisant des jeux », a-t-il fait valoir.

Un jeu d’abord

Puisque les Bucs ont opté pour l’ailier rapproché OJ Howard en première ronde du dernier repêchage et qu’ils misent déjà sur un autre ailier rapproché de qualité en Cameron Brate, Auclair devra se battre pour le poste de troisième ou quatrième joueur à cette position.

Son objectif, en plus de faire l’équipe, est d’obtenir un jeu sur le terrain pour que la suite des événements dévale à bon rythme.

« Une fois que tu as eu un jeu, tu en veux plus tout le temps. Mais j’y vais étape par étape, la priorité, c’est bien sûr de faire l’équipe. Tout peut arriver après », a indiqué celui qui a aussi été utilisé à l’entraînement sur différentes situations d’unités spéciales.

Sous la loupe de la téléréalité

Antony Auclair
Photo Didier Debusschère
Antony Auclair

 

Antony Auclair vivra une situation pour le moins particulière dans les semaines à venir puisque les caméras de la populaire émission de téléréalité Hard Knocks seront installées dans le quotidien des Buccaneers.

La 12e saison de la série prendra son envol dès le 8 août et il est commun que les recrues, particulièrement les agents libres, qui s’accrochent à leur rêve de décrocher un poste, soient suivies à la trace.

Que ce soit sur le terrain, dans des réunions ou dans toute autre activité de son quotidien à Tampa, il y a fort à parier que l’étranger venu de Notre-Dame-des-Pins intriguera les producteurs de NFL Films et du réseau HBO au plus haut point.

« J’ai un parcours particulier puisque je viens du Canada et j’ai l’impression qu’ils vont me suivre pas mal », a dit Auclair dans un grand éclat de rire.

Distraction

Peu friand de cette forme d’attention, l’ailier rapproché n’entend pas se laisser distraire par l’omniprésence des caméras s’il devient un sujet de choix.

« Honnêtement, il faut en prendre et en laisser. Ça pourrait devenir un stress de plus, sauf que je sais qu’ils dramatisent vraiment ce qui se passe réellement dans les camps d’entraînement.

«Je l’écoutais avec les gars de Laval et je comprends qu’il faut rendre ça plus spectaculaire pour les fans, mais il ne faut surtout pas que ça devienne une préoccupation de plus. Je vais me concentrer à apprendre mes jeux et à faire mes jeux. Il y en a qui tripent là-dessus parce que ça permet d’avoir toute l’attention sur eux, mais disons que je ne suis pas trop ce genre de gars-là ! C’est quand même bien correct, ça fait partie du côté business. Ce sera quand même le fun pour les Canadiens et tous mes chums de voir ce que je fais, mais à part de ça...», a conclu Auclair.