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Une pièce farfelue et rocambolesque

Molière, Shakespeare et moi
Photo courtoisie Une scène de la pièce Molière, Shakespeare et moi.

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Le Théâtre du Rideau Vert, qui présente exceptionnellement une pièce estivale, n’a pas eu peur du ridicule. Loin d’une pièce de théâtre conventionnelle, la pièce Molière, Shakespeare et moi, dont le ton est des plus badins, plaira à ceux qui aiment le farfelu, le rocambolesque et le loufoque.

Difficile de marier l’histoire et la comédie, car tout ce qui comporte un aspect historique est habituellement sérieux. Or, l’auteur Emmanuel Reichenbach, à qui l’on doit l’adaptation des pièces Intouchables et Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? a tenu à réaliser ce tour de force. Cette pièce que l’on avait annoncée sans prétention historique tente néanmoins de raconter un pan de notre histoire en lien avec Ville-Marie, tout en faisant rire. Conclusion, le résultat est plutôt mitigé. Ce sont principalement les personnages vaudevillesques qui font dans la bouffonnerie et les situations absurdes qui vont dans tous les sens qui, au final, nous mènent vers une histoire qui perd toute crédibilité.

En 1757, à l’aube du 115e anniversaire de Ville-Marie, juste avant la domination britannique, un jeune auteur, Thomas Beaubien (Simon Beaulé-Bulman), se voit confier l’écriture d’une pièce de théâtre. Elle est commandée par le clergé (Carl Béchard) et l’on souhaite, à travers le propos de la pièce, s’en prendre au maître de la seigneurie (Roger La Rue). Peu doué pour l’écriture, l’auteur sera inspiré par Molière et Shakespeare. Abus de pouvoir et corruption de l’époque seront soulignés.

À retenir

Parmi les neuf acteurs sur scène, mentionnons la prestation de Roger La Rue, qui se débrouille bien dans le rôle du maître de la seigneurie, sortant de son registre habituel.

Quant à la mise en scène de Charles Dauphinais, elle est originale dans ce contexte rocambolesque. Des numéros musicaux ont également été insérés, ce qui ajoute au ton jovial ambiant.

Soulignons le travail des costumes, tantôt extravagant, mais néanmoins efficace, qui rappelle notre passé trop souvent oublié.


Molière, Shakespeare et moi, à l’affiche jusqu’au 22 juillet au Théâtre du Rideau Vert.