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«60 humoristes en 60 minutes»: une minute pour briller

Kyan Khojandi au 60 humoristes en 60 minutes de 2015.
Louis Longpré Kyan Khojandi au 60 humoristes en 60 minutes de 2015.

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Les jeunes artistes qui défileront à toute vitesse au cours du spectacle 60 humoristes en 60 minutes, présenté à Zoofest, doivent faire preuve de créativité afin de tirer leur épingle du jeu dans ce contre-la-montre humoristique.

Au bout d’une minute, les humoristes qui participent à 60 humoristes en 60 minutes voient leur micro coupé et les lumières, éteintes. «J’ai déjà vu des gens crier leur punchline dans le noir», se rappelle en riant l’animateur du spectacle, Gabriel d’Almeida Freitas.

Le chronomètre électronique ne fait pas de quartier, et c’est un véritable feu roulant que ce concentré de blagues qui revient au Zoofest pour une 3e édition. Le défi est encore plus grand pour les jeunes humoristes de la fameuse relève, qui doivent vite faire leur marque devant un public qui ne les connaît pas nécessairement.

«Moi, je vois ça comme de la lutte. Tu dois faire un stunt, quelque chose qui frappe l’imaginaire», affirme l’humoriste Charles Pellerin.

Simuler un blanc de mémoire, jongler, se faire interrompre constamment par un hélicoptère imaginaire, et même réaliser un record Guinness : les tactiques employées par les artistes sont plus que variées. «L’humoriste Angelo Schiraldi, qui est atteint de paralysie cérébrale, a mis 30 secondes pour se rendre sur la scène, et un autre 30 secondes pour en sortir. C’était ça son numéro!, raconte Gabriel d’Almeida Freitas. Les gens étaient morts de rire!»

Vitrine express

Véritable miroir d’une certaine consommation d’informations et de contenu passée à la vitesse grand V sur les réseaux sociaux, le concept de 60 humoristes en 60 secondes fait mouche auprès du public. «Je pense que de le proposer une fois par année, c’est vraiment intéressant à vivre. Par contre, il ne faudrait pas que ça devienne ça l’humour, non plus. Il faut prendre le temps de découvrir les artistes», nuance Gabriel d’Almeida Freitas.

Malgré tout, les jeunes humoristes apprécient de se mettre en danger pour ce spectacle unique. «Ça peut être facile de tomber dans ses pantoufles, même au début. On veut tout le temps performer et présenter le meilleur de notre matériel, alors on a tendance à s’accrocher aux mêmes blagues qui fonctionnent toujours. Le spectacle nous force à être créatifs», croit pour sa part Antoni Rémillard, qui participe au spectacle pour une deuxième fois.

D’ailleurs, les spectacles concepts du Zoofest leur permettent d’aller repêcher un nouveau public. «Déjà, des gens qui m’ont vu au 24h pour rire, ou dans LOVE avec Rosalie [Vaillancourt] sont venus par la suite voir mes spectacles solos. J’ai fini l’école cette année, et déjà ça bouge pas mal grâce au Zoofest», affirme Pierre-Yves Roy-Desmarais.

L’invitation est lancée pour le 21 juillet prochain, à la salle Ludger-Duvernay du Monument-Nationalé