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Équipe d’étoiles mondiale

Le spectaculaire Pedro Martinez fait partie de mon équipe d’étoiles mondiale.
Photo d'archives Le spectaculaire Pedro Martinez fait partie de mon équipe d’étoiles mondiale.

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À chaque saison, lorsque vient le temps de choisir les joueurs qui méritent de participer à la classique de mi-saison que l’on appelle le match des étoiles, plusieurs choix sont controversés... car il est difficile d’être unanime pour chacun des postes disponibles.

Les joueurs qui ont participé au match des étoiles de la semaine dernière ne méritaient sûrement pas tous d’y être.

Imaginez, maintenant, si on devait choisir une formation de rêve qui réunirait au moins un représentant provenant de tous les pays qui ont produit des joueurs du baseball majeur !

Ce n’est pas une mince affaire et les choix que je vous propose ne feront sûrement pas l’unanimité. Ce sont des choix inspirés d’une rubrique d’un collègue américain.

Sans Clemente ni Alomar

Pour représenter Porto-Rico, j’opterais en faveur d’Ivan Rodriguez. J’entends déjà des critiques car mon équipe ne pourrait pas aligner l’excellent Roberto Clemente, pas plus que Roberto Alomar.

Si Clemente n’a pas été choisi comme voltigeur de droite, c’est qu’on ne peut omettre Ichiro Suzuki comme représentant du Japon.

Maintenant, il fallait opter en faveur de Joey Votto au premier but, comme représentant du Canada au détriment de Larry Walker, car il n’y avait pas place pour lui en raison du choix de Barry Bonds, comme représentant des États-Unis au poste de voltigeur de gauche et d’Andrew Jones, originaire de Curaço, au centre.

À l’avant-champ, outre Votto, on retrouve l’excellent Xander Bogaerts, natif d’Aruba ainsi que Miguel Cabrera, natif du Venezuela, au troisième coussin ainsi que Glenn Hubbard, né en Allemagne, au deuxième but.

Comme frappeur de choix, on ne pouvait ignorer Chili Davis, qui est né en Jamaïque.

Pedro, mon premier choix

Chez les lanceurs partants (quel casse-tête), mon premier choix s’est arrêté sur Pedro Martinez, qui a vu le jour en République dominicaine, suivi de Bert Blyleven, qui est né aux Pays-Bas, Luis Tiant, originaire de Cuba, Fernando Valenzuela, né au Mexique ainsi que Dennis Martinez, qui nous est venu du Nicaragua.

Chez les réservistes, on retrouve les joueurs d’avant-champ Edgar Renteria (Colombie) et Horace Clarke (îles Vierges) tandis que chez les voltigeurs, on a préféré Bobby Thomson (Écosse) et Shin-Soo Choo (Corée du Sud). Au poste de receveur, il était facile de choisir Yan Gomes, né au Brésil.

Dans l’enclos de relève, on a réuni Grant Balfour (Australie), Moe Drawbowski (Pologne), Julio Bonetti (Italie), Bobby Chouinard (Philippines) et, évidemment, Mariano Rivera (Panama).

Comme gérant, il est normal d’y retrouver Bruce Bochy, des Giants, qui est né en France.

Les joueurs qui ont été les plus difficiles à ignorer sont évidemment originaires des États-Unis. En choisissant Barry Bonds, le roi de coups de circuit, il fallait passer outre des immortels comme Babe Ruth, Ted Williams, Stan Musial et ignorer des lanceurs de la trempe des Walter Johnson, Sandy Koufax, Bob Gibson, Randy Johnson, Nolan Ryan, Roger Clemens et combien d’autres.

Et que dire des Willie Mays, Joe DiMaggio, Mickey Mantle et Ty Cobb.

Chez les joueurs originaires du Canada, il était difficile de ne pas trouver un poste pour Walker ainsi que Ferguson Jenkins, Justin Morneau et Éric Gagné.

D’autres ignorés

Cuba a aussi fourni des joueurs étoiles comme Tony Perez, Jose Canseco et Bobby Abreu pendant que la République dominicaine peut revendiquer Juan Marichal, Adrian Beltre, Sammy Sosa, Edwin Encarnacion, Albert Pujols, Vladimir Guerrero et David Ortiz. Sans Oublier Felipe Alou, comme joueur et comme gérant.

Enfin, il y a ces étoiles qui nous viennent de Porto Rico comme Carlos Beltran, Orlando Cepeda, Carlos Delgado, Juan Gonzalez et Javier Vazquez.

Somme toute... ce sont des choix personnels...

La liste des blessés

En jetant un coup d’œil sur la fréquence de l’usage des clubs du baseball majeur en ce qui concerne la liste des joueurs blessés pour 10 jours, on remarque que les équipes l’utilisent à plein. En date de la première semaine de mai, soit après 64 jours de la nouvelle saison, les équipes avaient eu recours à la liste de blessés 296 fois. En 2012, les clubs avaient eu recours à la liste des blessés, toutes durées confondues, 245 fois ; en 2013 247 fois, en 2014, 244 fois, en 2015, 266 fois et en 2016, 245 fois.

Kershaw : 2 000 retraits

Depuis le 2 juin dernier, Clayton Kershaw revendique 2 000 retraits au bâton en carrière. Il a accompli l’exploit à son 277e match alors que Randy Johnson avait récolté le sien à son 262e. Le grand gaucher des Dodgers a atteint cette marque plus rapidement que Nolan Ryan, Roger Clemens et Pedro Martinez. Si on le compare au chapitre des manches de travail, il vient au troisième rang derrière Martinez et Johnson, ayant récolté son

2 000e retrait au bâton en 1 837 manches et deux tiers. Il est, à 29 ans, le cinquième plus jeune artilleur à réaliser un tel exploit.

Ryan Howard l’entêté

L’ancien des Phillies Ryan Howard est à la retraite forcée et, indépendamment des blessures qui l’ont ralenti au cours de ses dernières saisons, la stratégie de plus en plus populaire d’utiliser une défense spéciale contre certains dangereux frappeurs lui a grandement nui. Howard n’a jamais voulu changer son style de frappeur et s’est entêté à vouloir tirer la balle vers le champ droit. Si bien que, de 2011 à 2016, sa moyenne offensive a été, en moyenne, de, 231 avec 16 circuits par saison. Les statistiques relatives à la défense spéciale sont compilées depuis 2010.

150e anniversaire de la courbe

Selon les historiens du baseball, la saison 2017 marque le 150e anniversaire de la courbe, ce lancer dévastateur qui a possiblement ruiné les espoirs de plus d’un jeune joueur de baseball de faire carrière dans les majeures. Combien de fois, a-t-on vu un jeune frappeur rempli de promesses plier bagage durant un camp d’entraînement après qu’on l’eut soumis à une diète régulière de balles courbes ? S’ils n’avaient aucun problème à faire bon contact avec des rapides variant de 90 à 95 milles à l’heure, combien de « futurs » Babe Ruth ont dû s’avouer incapables de toucher à une courbe ou encore ne pouvaient s’empêcher de regarder passer la belle au-dessus du marbre, tout en pliant les genoux !

Deux poissons blessés !

La liste des blessés des Marlins s’allonge... Le 2 juin dernier, une fausse balle de J.T. Realmuto a ricoché contre l’un des deux aquariums du stade qui contiennent 450 gallons d’eau salée, situés derrière le marbre. On croyait que le verre de ces aquariums était incassable, mais le choc de la balle a causé une fissure et l’eau a commencé à couler. Ce qui a fait dire au petit comique président des Marlins, Dave Samson, que deux poissons avaient été placés sur la liste des blessés... et qu’on allait « puiser » dans les filiales pour les remplacer !