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Gérer son budget lorsqu’on est travailleur saisonnier

Close up man  doing finance at home office with calculate expenses
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Audrey Neveu - 37e AVENUE

 

Travailleurs de la construction, paysagistes et autres agriculteurs, leur travail file au gré des saisons, mais leurs revenus ne se ressemblent pas d’un mois à l’autre. Comment gérer ses finances et cette double vie ?

Douze, quinze, dix-huit heures de travail par jour, une petite nuit de sommeil, et on recommence. C’est la vie de nombreux travailleurs saisonniers, qui donnent le maximum durant la haute saison et engrangent beaucoup de revenus en quelques mois... avant de se retrouver avec peu de travail l’hiver et des revenus moindres, voire inexistants.

« Avoir un salaire saisonnier nous oblige à penser en fonction d’un budget annuel. La plupart des gens sont beaucoup dans la gestion de la paie, mais ça ne fonctionne pas, note Caroline Soulard, conseillère budgétaire à l’ACEF de la Rive-Sud de Montréal. Beaucoup de personnes ne sont pas capables de vivre six semaines sans revenu. Alors, dans le cas des travailleurs saisonniers, il faut être très discipliné. »

Établir un budget mensuel

Pour savoir de quel budget mensuel on dispose, la meilleure méthode est de diviser par douze son salaire annuel net. Par exemple, un paysagiste qui gagne environ 30 000 $ par année se donnera un budget de 2 500 $ par mois. Si l’on sait que l’on aura droit au chômage, on inclut ces prestations dans ce montant total.

La conseillère budgétaire recommande également d’être plus conservateur qu’optimiste dans ses prévisions, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. S’il y a des revenus excédentaires, ils serviront à constituer un fonds d’urgence, dont les travailleurs saisonniers ont encore plus besoin que le travailleur moyen.

« Ça arrive souvent que les premiers mois de la basse saison ne soient pas si pires côté finances, mais les derniers mois, ils en arrachent, explique Caroline Soulard. Il faut le plus possible éviter que les premières paies de la haute saison paient des dettes des derniers mois. Quand on va au bout de nos réserves, c’est dispendieux de les refaire. »