/news/green
Navigation

Le mauvais temps fait mal aux marinas

Sylvain Archambault, propriétaire d’une marina à Belœil, en a assez du mauvais temps.
Photo Francis Halin Sylvain Archambault, propriétaire d’une marina à Belœil, en a assez du mauvais temps.

Coup d'oeil sur cet article

Tout tourne désespérément au ralenti à la Marina du Phare de Belœil où les clients se font plus rares, s’inquiète le propriétaire de l’établissement d’une centaine de bateaux, dans le Vieux-Belœil, en Montérégie.

« Je vends deux fois moins d’essence que l’an dernier à pareille date... », déplore Sylvain Archambault, propriétaire de sa marina depuis neuf ans. En plus des baisses records de vente d’essence, moins de clients veulent louer son ponton.

Ils sont aussi bien moins nombreux, par mauvais temps, à venir boire un verre à sa terrasse flottante nichée sur l’eau avec une vue sur le mont Saint-Hilaire.

Pas chaud, pas beau

« Pensez-y ! Je ne sais pas s’il y a eu cette année 10 journées de beau temps pour faire du bateau. Je n’exagère même pas », lance-t-il, constatant chaque jour une baisse de l’achalandage.

Pour M. Archambault, mauvais temps ne signifie pas nécessairement pluie et temps gris.

« Il faut bien plus que 20 ou 22 degrés pour aller se promener sur l’eau. Il faut un bon 25 ou 26 degrés pour être confortable », regrette-t-il amèrement.

Il rappelle que plusieurs marinas ont eu de la misère à installer leurs quais cette année à cause du niveau de l’eau très haut provoqué par les inondations

Calme après la tempête

C’est le cas des citoyens d’Oka qui voient avec soulagement les touristes revenir dans leur village avec le beau temps.

« Après les inondations, il a fallu tout ramasser. La mise en fonction du traversier, l’ouverture du parc d’Oka, et celle de la marina, il a fallu un mois avant que tout revienne à la normale et qu’on soit prêt à accueillir les touristes. Depuis trois semaines environ, tout était prêt, mais l’achalandage qu’on connaît habituellement à ce temps-ci de l’année n’y était pas », a observé pour sa part le maire d’Oka, Pascal Quevillon, constatant que la population reprenait confiance depuis dimanche.

Même si le niveau d’eau du lac des Deux-Montagnes tarde à baisser et que la plage est un peu moins large qu’à l’habitude, tout est revenu à la normale à Oka, a-t-il conclu.

- Avec la collaboration de Geneviève Quessy

Industrie nautique au Québec

  • 5,88 G$ À l’économie du Québec
  • Plus de 800 000 Propriétaires d’embarcations

(Source : Association maritime du Québec)