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Dans les coulisses de Mary Poppins

Visite avec Joëlle Lanctôt et René Simard

Les interprètes Joëlle Lanctôt et René Simard.
Photo Jean-François Desgagnés Les interprètes Joëlle Lanctôt et René Simard.

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La comédie musicale Mary Poppins sème la magie tout l’été à la Salle Albert-Rousseau, avec la production la plus imposante de l’histoire de Juste pour rire. Faire ce spectacle soir après soir est un véritable tour de force pour tous les techniciens et les artistes qui y travaillent. Les interprètes Joëlle Lanctôt et René Simard nous ont invités à découvrir les coulisses de ce spectacle exceptionnel.

« Quand on est arrivés ici, tous les départements dans le spectacle ont eu de la broue dans le toupet, explique Joëlle Lanctôt, brillante interprète de Mary Poppins. Les techniciens ont eu tout un baptême. C’est vraiment intense comme charge de travail. C’est physique pour eux autant que pour nous. C’est tout un défi d’orchestrer tout ça. »

Le duo d’interprètes concède que c’est en grande partie grâce à Serge Postigo que le spectacle est aussi magique.

« Serge [Postigo] ne tourne pas les coins ronds, ajoute-t-elle. C’est ça, sa force. Il va me faire faire un étage en courant pour arriver par la salle, pour avoir un petit effet de plus. On sue plus, on en donne plus que le client en demande, et c’est ce qui fait que Mary Poppins dépasse tout. Il nous demande des choses difficiles. Mais est-ce que c’est impossible ? Non. Il trouve des façons pour que ça marche. »

« Mais ce plus là, les gens le voient et l’apprécient », soutient René Simard, qui incarne le rôle de Mr. Banks.

Une fourmilière

Dans les coulisses, pendant le spectacle, c’est une vraie chorégraphie aussi, explique Joëlle Lanctôt. Les 28 danseurs, chanteurs et comédiens sortent et entrent de scène à des endroits bien précis, et doivent le faire sans se marcher sur les pieds. « Il faut être vigilant », ajoute Joëlle Lanctôt.

À Montréal, puisqu’ils ont eu des doublures à quelques reprises, les interprètes ont pu voir le spectacle. « Je me suis laissé prendre par la magie comme si je ne savais pas ce qui s’en venait », affirme Joëlle Lanctôt.

Mary Poppins célébrera sa 100e représentation dans quelques jours. Le spectacle est présenté à la Salle Albert-Rousseau jusqu’au 20 août.

Costumes
Des dizaines de costumes sont lavés tous les jours et entretenus par deux habilleuses. Pour son rôle de Mr. Banks, René Simard s’est laissé pousser la moustache et porte une perruque.
Photo Jean-François Desgagnés
Des dizaines de costumes sont lavés tous les jours et entretenus par deux habilleuses. Pour son rôle de Mr. Banks, René Simard s’est laissé pousser la moustache et porte une perruque.
18 changements de décor
Des machinistes techniciens passent la soirée à pousser sur des rails et déployer les décors au gré des différents tableaux. Les décors s’emboîtent et se déploient pour reproduire une panoplie d’endroits. Rien n’est laissé au hasard. « À la fin, ils suent autant que nous », explique Joëlle Lanctôt, tandis que René Simard affirme qu’ils font « de l’origami » avec les décors. « Les gens ne savent pas à quel point c’est un ballet déplacer tous les modules ! »
Photo Jean-François Desgagnés
Des machinistes techniciens passent la soirée à pousser sur des rails et déployer les décors au gré des différents tableaux. Les décors s’emboîtent et se déploient pour reproduire une panoplie d’endroits. Rien n’est laissé au hasard. « À la fin, ils suent autant que nous », explique Joëlle Lanctôt, tandis que René Simard affirme qu’ils font « de l’origami » avec les décors. « Les gens ne savent pas à quel point c’est un ballet déplacer tous les modules ! »
Des musiciens «live»
Ils sont invisibles sur scène, alors peu de gens le savent, mais des musiciens jouent toute la musique en direct pendant le spectacle, dans une salle adjacente à la scène. Deux pianos, une batterie, un tuba, une clarinette, une flûte et une contrebasse y sont installés. Les musiciens suivent ce qui se passe sur scène grâce à un écran. Même chose pour les artistes sur scène, qui suivent le chef grâce à un écran, au-dessus de la salle, question que tout soit synchronisé. Le directeur musical est Guillaume St-Laurent.
Photo Jean-François Desgagnés
Ils sont invisibles sur scène, alors peu de gens le savent, mais des musiciens jouent toute la musique en direct pendant le spectacle, dans une salle adjacente à la scène. Deux pianos, une batterie, un tuba, une clarinette, une flûte et une contrebasse y sont installés. Les musiciens suivent ce qui se passe sur scène grâce à un écran. Même chose pour les artistes sur scène, qui suivent le chef grâce à un écran, au-dessus de la salle, question que tout soit synchronisé. Le directeur musical est Guillaume St-Laurent.
Le sac magique
Les spectateurs sont éblouis lorsque Mary Poppins sort de son sac à main des objets comme une lampe et une patère. Ces dernières sont repliées dans le sac à l’aide d’aimants. Lorsqu’elle déplie les objets, on n’y voit que du feu. Son micro est alors fermé durant cette scène pour que les spectateurs n’entendent pas le bruit des aimants. Ici, Joëlle Lanctôt se trouve derrière la scène, où sont posés les dizaines d’accessoires des comédiens, dont on fait un décompte avant chaque représentation.
Photo Jean-François Desgagnés
Les spectateurs sont éblouis lorsque Mary Poppins sort de son sac à main des objets comme une lampe et une patère. Ces dernières sont repliées dans le sac à l’aide d’aimants. Lorsqu’elle déplie les objets, on n’y voit que du feu. Son micro est alors fermé durant cette scène pour que les spectateurs n’entendent pas le bruit des aimants. Ici, Joëlle Lanctôt se trouve derrière la scène, où sont posés les dizaines d’accessoires des comédiens, dont on fait un décompte avant chaque représentation.
Une journée typique de spectacle
Pour les artistes, une journée de spectacle débute à 17 h 30. Ils font des vocalises durant une trentaine de minutes et se maquillent eux-mêmes, durant trente minutes également, avant de faire les tests de son vers 18 h 30.
Photo Jean-François Desgagnés
Pour les artistes, une journée de spectacle débute à 17 h 30. Ils font des vocalises durant une trentaine de minutes et se maquillent eux-mêmes, durant trente minutes également, avant de faire les tests de son vers 18 h 30.
De vrais oiseaux sur scène
Quand vous allez voir la femme aux oiseaux, ce sont de vrais oiseaux qui sont sur scène. Mais n’ayez crainte, ils ne peuvent voler au-dessus des têtes. Chaque oiseau est équipé d’un petit harnais qui le rattache au manteau du personnage ou à son panier.
PHOTO:JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI.
Photo Jean-François Desgagnés
Quand vous allez voir la femme aux oiseaux, ce sont de vrais oiseaux qui sont sur scène. Mais n’ayez crainte, ils ne peuvent voler au-dessus des têtes. Chaque oiseau est équipé d’un petit harnais qui le rattache au manteau du personnage ou à son panier. PHOTO:JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI.