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Vibrant hommage à Luc Plamondon

Le Cirque du Soleil s’inspire de l’œuvre du parolier à Trois-Rivières

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TROIS-RIVIÈRES | Le Cirque du Soleil a pris des risques en réinventant de grands succès de Luc Plamondon pour le nouveau spectacle Stone, présenté à Trois-Rivières cet été. Dans l’ensemble, c’est très réussi.

Luc Plamondon était inquiet qu’on modifie ses chansons et qu’on les enregistre à nouveau avec de nouvelles interprètes féminines, mais le résultat lui a plu.

«Les chansons sont toutes changées, mais c’est très beau. Ça les modernise un peu. On dirait que toutes ces chansons-là ont été écrites cette année», a-t-il dit après la première, mercredi soir.

Parmi les nombreuses interprétations qui ont ravi le public, notons la reprise, par Marie-Mai, du succès de Céline Dion Je danse dans ma tête, avec des accents encore plus électroniques, rock et futuristes que dans la version originale, pendant que deux hommes faisaient des acrobaties dans les airs en sautant tour à tour sur une planche coréenne.

Il faut également souligner la participation de Diane Dufresne et son Hymne à la beauté du monde, qui clôture à merveille un spectacle engagé, axé sur la société de consommation et la perte d’humanité chez les hommes.

Stone raconte l’histoire d’un maestro qui veut trouver la voix parfaite pour l’une de ses muses, laquelle est muette et bouge comme un robot. Cette dernière essaiera différentes voix, dont celles de Marie-Mai, d’Ariane Moffatt et de Valérie Carpentier.

Vedettes

Les vedettes étaient nombreuses à fouler le tapis rouge pour la première : Claude Dubois, Robert Charlebois, Luce Dufault, Valérie Carpentier, Paul Piché, l’ex-premier ministre Jean Chrétien, Marie-Denise Pelletier et Martine St-Clair, pour ne nommer que ceux-là.

«Sans Monopolis, sans Starmania, mon destin aurait été tout autre. Je suis vraiment privilégiée d’avoir eu ces grands textes», a dit Martine St-Clair en affichant fièrement un t-shirt sur lequel était écrit «Stone».

Classique

Vers la fin du spectacle, toutefois, le numéro sur Le blues du businessman a semblé laisser le public sur sa faim. Safia Nolin interprète ce classique avec une introspection presque plaintive, ce qui a peut-être trop modifié la chanson pour le public, la privant des grandes envolées vocales dignes de son interprète original Claude Dubois.

La femme qui dansait dans un cerceau pour ce numéro le faisait avec beaucoup d’attitude et une technique qui semblait irréprochable, mais, vers la fin du spectacle, avec l’une des plus grandes chansons de Plamondon, on aurait souhaité en avoir plein la vue et les oreilles.