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Demande accrue pour le bois d’oeuvre en raison des incendies de forêt

Les grands feux de forêt en Colombie-Britannique ont d'importantes répercussions économiques au Québec.
CAPTURE D'ÉCRAN TVA NOUVELLES Les grands feux de forêt en Colombie-Britannique ont d'importantes répercussions économiques au Québec.

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Les grands feux de forêt en Colombie-Britannique ont d'importantes répercussions économiques au Québec en faisant grimper le prix du bois d’œuvre.

Les produits forestiers en provenance de la côte ouest se font plus rares, en particulier le contreplaqué, et connaissent donc une forte inflation de l’ordre de 30 à 40 %.

Les détaillants de matériaux de construction voient leurs commandes être livrées au compte-gouttes, lorsqu'elles peuvent l'être. Certains sont même contraints de chercher d'autres sources d'approvisionnement du côté de l'Ontario et des États-Unis.

«Pour l'instant, [le prix] a monté en flèche et on a de la misère à en avoir», a indiqué Doris Bouchard, de Léopold Duplessis ltée à Trois-Rivières, en parlant des difficultés à s'approvisionner en contreplaqué.
Deux importants producteurs de la Colombie-Britannique, West Fraser et Tolko, ont dû ralentir leur production en raison des incendies.

Certains affirment que cette situation se répercutera sur les coûts de rénovation et de construction, particulièrement après les vacances de la construction. «C'est sûr que ça va être expliqué aux clients, parce que les clients ont souvent un budget pour rénover. On va expliquer pourquoi ça coûte plus cher et que ce n'est pas notre faute si le bois est plus cher» a noté Bruno Brodeur, un entrepreneur en construction de la Mauricie.

En même temps que les contrecoups des feux de forêt, le marché québécois subit l'effet de la forte demande de bois d'oeuvre en provenance des États-Unis. Des marchands ont indiqué que le prix du deux par quatre québécois s'est apprécié de 50 % depuis le début de l'année.

«Je pense que c'est beaucoup plus la robustesse de l'économie américaine qui est un facteur important à moyen terme, a analysé André Tremblay, président du Conseil de l'industrie forestière du Québec. À très court terme, il y a cet élément (les feux de forêt), mais vous comprenez qu'on ne souhaite pas ça à personne.»