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Déclin du français au Québec: le PQ blâme le PLQ

Stéphane Bergeron, porte-parole en matière de francophonie pour le PQ, blâme le Parti libéral du Québec pour le déclin du français.
Photo d'archives Simon Clark Stéphane Bergeron, porte-parole en matière de francophonie pour le PQ, blâme le Parti libéral du Québec pour le déclin du français.

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Le Parti québécois (PQ) a dénoncé le déclin du français comme langue utilisée dans la sphère privée, tant dans l’ensemble du Canada et au Québec, en imputant la situation au Parti libéral du Québec (PLQ), mercredi.

Selon des données issues du dernier recensement de Statistique Canada, 78,4 % des Québécois avaient le français pour langue maternelle en 2016, contre 79,7 % en 2011. À l’échelle du pays, ce sont 21,3 % des Canadiens qui avaient le français pour langue maternelle en 2016, contre 22 % en 2011.

«Je suis alarmé, mais peu surpris, d'apprendre que le français est en déclin, et ce, même au Québec. Le gouvernement de Philippe Couillard a coupé de façon dramatique dans les services en francisation», a réagi Stéphane Bergeron, porte-parole en matière de francophonie pour le PQ.

Le PQ a profité de l’occasion pour réclamer que 100 % des immigrants sélectionnés pour s’établir au Québec maîtrisent le français à leur arrivée. Le parti d’opposition a aussi proposé des mesures pour faire plus de place au français dans les entreprises, institutions et établissements scolaires.

De son côté, le PLQ a rejeté les inquiétudes du PQ, qu’il juge «alarmistes» puisque les statistiques concernent l’usage de la langue dans la sphère privée, et non publique. «Ce n'est pas la responsabilité de l'État de légiférer ou de s'immiscer dans la façon dont les gens s'expriment dans leur salon», a fait valoir le ministre responsable de la Protection et de la promotion de la langue française, Luc Fortin.

«Le Parti québécois n'a pas le monopole de l'amour de la langue française!», a ajouté le ministre Fortin, en soulignant que le gouvernement a haussé le budget dédié à la protection et à la promotion du français de 11,5 % l'an dernier.