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Expo 67: une exposition truffée d’erreurs

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Livrée en retard, une exposition célébrant les 50 ans de l'Expo 67 semble avoir été faite à la hâte puisqu'elle est remplie d'erreurs.

Parmi les dizaines de photos d’archives qui font partie d’une installation de l’île Sainte-Hélène réalisée par ArtPublix, on peut voir, par exemple, le fameux Kaléidoscope de l’Expo identifié comme étant le pavillon de l’URSS.

Aussi, le pavillon de la Yougoslavie est identifié comme étant le pavillon de la Tchécoslovaquie, et une photo modifiée de l'île Notre-Dame est présentée comme la Place des Nations de l'île Sainte-Hélène. Selon l'historien et passionné de l'Expo 67, Roger La Roche, certains textes comportent des erreurs factuelles en plus d'avoir des phrases écrites sans espace entre les mots.

«Imaginez l’incompétence d’une société qui n’est pas capable d’identifier ses propres photos comme il faut, s’insurge l’homme qui travaillait à l’Expo en 1967. C’est non seulement un travail bâclé, mais c’est insultant pour les spécialistes et les Montréalais », déplore M. La Roche.

« Des erreurs se sont glissées dans le contenu et nous avons manqué de rigueur à certains égards, a admis Raymond Cantin d’Artpublix par courriel lorsqu’interrogé à propos de ces erreurs en rajoutant que le tout sera corrigé cette semaine. Nous nous en excusons sincèrement. » Selon ce qu'on peut lire sur son site Internet, Artpublix est une entreprise dédiée à l'organisation d'expositions de photographie «clés en main» pour différentes institutions publiques.

Geneviève Boyer, la chef des communications de la Société du Parc Jean-Drapeau (SPJD) qui a commandé l’exposition, a précisé qu’à l’origine la SPJD ne s’attendait pas à devoir vérifier «de façons exhaustives» le contenu étant donné la bonne réputation professionnelle de l’entreprise d’exposition clé en main, mais qu'elle travaille avec Artpublix pour régler la situation.

Mme Boyer et M. Cantin ont confirmé qu’Artpublix assumera les coûts de l’exposition et donc que la SPJD ne paiera aucun frais en raison des erreurs et des délais.

Ce qui ajoute insulte à l’injure pour M. La Roche est que lorsqu’il a avisé Artpublix des premières erreurs de l’exposition il y a de cela environ deux semaines, l'historien a aussi proposé d’aider sans frais l’entreprise à vérifier les textes et correctifs, mais celle-ci aurait refusé l’offre selon ses dires.

« Personnellement, je veux juste que la vérité soit présentée avec rigueur, » résume M. La Roche.

Artpublix affirme ne jamais avoir refusé l’aide de M. La Roche.