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L’exposition de l’île Sainte-Hélène annulée

L'historien Roger La Roche devant une photo du Kaléidoscope identifié dans l'exposition comme le pavillon de l’URSS.
FRÉDÉRIC T. MUCKLE/24 HEURES/AGENCE QMI L'historien Roger La Roche devant une photo du Kaléidoscope identifié dans l'exposition comme le pavillon de l’URSS.

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Une exposition remplie d’erreurs commémorant l’Expo 67 a été annulée plutôt que corrigée comme prévoyait faire la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD).

Le 24 Heures a révélé mercredi que l’installation photographique de l’île Sainte-Hélène qui sera démantelée prochainement montrait notamment le Kaléidoscope comme le pavillon de l’URSS et le pavillon de la Yougoslavie comme celui de la Tchécoslovaquie.

Plusieurs autres erreurs s’étaient glissées dans les dizaines de photos d’archives utilisées dans ce projet.

Raymond Cantin, le président d'ArtPublix, la compagnie d’exposition «clés en main» mandatée par le parc Jean-Drapeau, blâme les médias et l’artiste pour expliquer pourquoi l’exposition a été annulée plutôt que corrigée.

«Par la faute des médias, trop de tort [a été fait] à ArtPublix quand elle n’y est pour rien, car le mandat avait été donné à l’artiste Christian Barré qui a livré avec deux semaines de retard»,  a expliqué M. Cantin par courriel.

M. Cantin ajoute qu’il n’a pas eu la rigueur et le temps de vérifier le travail de l’artiste parce qu’il lui faisait confiance et qu’il devait livrer l’exposition directement à la SPJD.

Autant Artpublix que la SPJD avaient affirmé au 24 Heures plus tôt cette semaine qu’ils apporteraient les correctifs nécessaires d’ici la fin de la semaine.

Il a été impossible de parler à la SPJD et à l'artiste Christian Barré avant publication.

Une triste conclusion

Pour Roger La Roche, l’historien ayant dénoncé le manque de rigueur de l’exposition, cette annulation n’est pas la conclusion qu’il espérait voir.

«Moi, ce n’est pas ça que je voulais, je voulais une belle exposition qui était conforme, explique M. La Roche. Ça laisse un goût amer dans la bouche.»

Cependant, le passionné de l’Expo 67 soutient qu’il est important de ne pas laisser passer de telles erreurs historiques et que ce cas démontre l’importance de faire un suivi.