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Osheaga: le chef Chuck Hughes au service des artistes

Depuis 8 ans, il s’occupe de nourrir les musiciens à Osheaga

Chuck Hughes
Photo Courtoisie, Dominique Lafond Chuck Hughes

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C’est devenu un incontournable pour plusieurs musiciens qui viennent jouer à Osheaga. Encore une fois cette année, le festin culinaire concocté par Chuck Hughes en fera saliver plus d’un. Au menu : poulet tandoori, méchoui, pizza maison, fontaine de fromage et pâtisseries. Miam !

Voilà trois mois que Chuck Hughes prépare le menu pour les musiciens qui passeront par l’« Artist World » tout au long du week-end. Jusqu’à dimanche, le chef sera accompagné d’une soixantaine d’employés pour répondre aux moindres besoins gastronomiques des artistes qui se produiront au festival.

Alors que, les premières années, Chuck Hughes recevait souvent une liste de demandes spéciales de la part de certains groupes, il a maintenant le champ libre. « J’ai reçu zéro demande cette année, dit-il. Je pense que ç’a fait le tour, que les gens se sont parlé. »

Chaque année, ils sont nombreux à vanter les mérites de ce buffet de luxe que plusieurs musiciens considèrent comme la meilleure nourriture qu’ils ont eue en festival.

Pour sa huitième présence au festival, Chuck Hughes a décidé de ramener ses classiques, en plus d’y ajouter quelques nouveautés. « On s’est payé la traite en prenant un four tandoor, dit-il. C’est un four indien qui va nous permettre de faire du poulet tandoori et du pain naan. On aura une station indienne. »

Le buffet comprendra chaque jour trois méchouis différents : cochon, agneau et chèvre. Un « stand à patates » sera aussi sur place avec les classiques hot-dog, poutine et poulet frit. De la nourriture végétarienne et végétalienne sera aussi offerte.

Nouveau site

Le festival s’étant déplacé sur l’île Notre-Dame, l’espace attribué au buffet de Chuck Hughes est plus restreint que les années précédentes. Et le chef s’en réjouit.

« Une cuisine trop grande, tu t’étales, tout prend du temps. Notre espace ici est parfait. Avant, on n’avait que des tentes. Cette année, on a aussi une salle à manger intérieure avec une cuisine et des toilettes. »

« Je suis là pour les artistes, pour que les gens qui viennent à Montréal disent qu’ils ont bien mangé, qu’ils ont eu du fun, poursuit-il. Avec les intempéries et les choses imprévues, c’est le fun d’avoir un espace à l’intérieur. Surtout pour la pâtisserie. Quand il fait 38 degrés dehors, ce n’est pas l’idéal. Cette fois-ci, ils ont une petite place à l’intérieur. Pour moi, c’est un charme opérationnel. »

La tempête avant le calme

Chuck Hughes et son équipe sont arrivés sur le site il y a déjà deux semaines, afin de tout préparer. « En ce moment, c’est la tempête avant le calme. Avant le festival, il faut tout installer, tout brancher et vérifier les commandes. C’est du gros travail. Une fois que le festival est commencé, faire la bouffe et servir les gens, on sait comment faire, c’est notre job ! »

Pour cette nouvelle édition d’Osheaga, Chuck Hughes s’attend à recevoir quelques commandes de dernière minute. « Il y a souvent des groupes qui veulent avoir 10 pizzas pour partir après leur spectacle. Sinon, j’aimerais vraiment que Liam Gallagher entre ici et qu’il arrache quelque chose. Ça ferait notre journée ! »