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Lisa Hilton – Maestra, tome 2: Judith affronte un ennemi redoutable

Lisa Hilton – Maestra, tome 2: Judith affronte un ennemi redoutable
Photo Maki Gaiimberti

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Judith Rashleigh, héroïne de la nouvelle série culte de Lisa Hilton, Maestra, mène une vie de luxe à Venise et commence à respirer... jusqu’à ce que son passé resurgisse et que tout menace de s’écrouler. Quelqu’un connaît ses crimes... et tentera de la faire chanter. Judith n’a pas le choix : il lui faut gagner cette guerre et c’est bien ce que raconte Lisa dans Domina, le deuxième tome de ce thriller remarquablement ficelé.

Lisa S. Hilton se réjouit du succès de cette série dont personne ne voulait, quand elle cherchait un éditeur. Elle connaît maintenant un succès énorme sur le plan international, Maestra est traduit dans 40 pays et une adaptation cinématographique est en cours. « Je n’arrive pas vraiment à y croire, surtout qu’au début, personne ne le voulait et j’avais du mal à trouver un éditeur. C’est une surprise époustouflante ! » commente Lisa, dans un français impeccable, en entrevue téléphonique.

« Amy Pascal avait acheté les droits d’adaptation cinématographique pour le Maestra, avant même qu’il soit disponible en librairie. Le traitement du film a été fini en juillet dernier par Erin Cressida Wilson, qui a fait l’adaptation de La fille du train. Et puis Amy a vu Domina et m’a appelée. Elle avait envie d’acheter le deuxième aussi et de faire deux séries télé, soit pour HBO, Amazon ou Netflix, de chaque livre. On a eu cette conversation en octobre et je viens de signer les contrats. Alors, ils commencent en août et j’espère qu’il y aura quelque chose sur les écrans vers la fin de 2018. »

Venise et ibiza

Aucun doute que cette série aura un succès au petit écran, étant donné l’originalité de la série, qui se déroule dans le milieu de l’art, le charisme de l’héroïne, Judith, et la touche d’érotisme qui teinte tout ce thriller.

Domina, le deuxième tome de la série, ramène une Judith ravie de s’être sortie des eaux troubles (pense-t-elle). Néanmoins, quelqu’un fait du chantage et elle se retrouve vite déstabilisée. Elle doit affronter un ennemi redoutable qui ne lui laisse aucune chance. Entre Venise, les nuits endiablées d’Ibiza qui laissent de glace, un mystérieux et richissime collectionneur russe appelé Yermolov et la Méduse peinte par Le Caravage, il y a fort à faire !

Histoire de l’art

Lisa Hilton introduit brillamment l’art dans cette histoire sulfureuse, gardant l’équilibre entre l’information précise et le pur divertissement. « Bien sûr, Judith est une experte en art et il faut qu’on la voie en train de faire son métier. Les descriptions sont donc justifiées, mais ce que je voulais communiquer, c’est ma passion pour l’art. On a cette idée de ces tableaux dans les musées qui sont un peu poussiéreux et tristes, mais ils sont vivants et sont pour tous. Ils peuvent nous transmettre leur vivacité, à nous, au 21e siècle. J’ai souhaité intégrer l’art dans un livre qui est plutôt un thriller. »

Historienne de l’art, Lisa Hilton garde évidemment un œil sur sa spécialité. « Le jour où Domina est sorti en Angleterre et en Italie, j’ai publié aussi un tout petit livre sur l’histoire de l’art, La mort de Cléopâtre, venu d’un projet que j’ai fait. C’est une collaboration entre la Pinacothèque de Bréra à Milan et le Frick Collection à New York, qui leur a prêté le tableau de Guido Cagnacci. J’ai écrit la présentation de la toile pour le musée aux États-Unis et j’ai écrit sur le canon de la beauté de Cléopâtre dans l’art de l’Ouest. C’est un tout petit livre dont je suis très fière. J’ai réussi quand même à retenir un peu ces liens avec l’histoire de l’art ! »

Lisa S. Hilton a grandi en Angleterre et vécu à Key West, New York, Paris et Milan. Elle est diplômée d’Oxford et a étudié l’histoire de l’art à Paris et à Florence.

EXTRAIT

« À l’époque où je vivais à Paris, quand j’étais assez naïve pour croire que je m’en sortirais vivante, j’avais mis Gentileschi sur les rails grâce à la vente d’un faux tableau – un Stubbs – que j’avais volé. Cette peinture étant une contrefaçon, je n’étais pas étouffée par la culpabilité. Mais à l’irruption d’un flic italien se faisant passer pour un chasseur de primes du nom de Renaud Cleret, j’avais dit adieu à ma sécurité. Cela dit, on avait été amants, et même amis, d’une certaine façon, du moins jusqu’à ce que je me rende compte qu’il envisageait de me livrer à son collègue de la brigade antimafia, Romero Da Silva. Dans un souci de respect des règles, j’avais dû m’occuper de ça, mais Renaud m’avait laissé quelques cadeaux d’adieu, dont Alex, son “cordonnier” d’Amsterdam. »

- Lisa S. Hilton, Maestra, tome 2 : Domina