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Le mémorial d’une victime de meurtre a été saccagé

L’assassin de l’homme court toujours et il n’y a rien de nouveau dans l’enquête

Les proches de Stéphane Prévost, assassiné, entretenaient depuis trois ans son mémorial, qui a été vandalisé la semaine dernière.
Photo courtoisie Les proches de Stéphane Prévost, assassiné, entretenaient depuis trois ans son mémorial, qui a été vandalisé la semaine dernière.

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Les proches d’un homme assassiné en 2014 alors qu’il était assis sur un banc de parc, sur les berges du canal de Lachine, ne décolèrent pas depuis que le lieu aménagé à la mémoire du défunt a été vandalisé.

Stéphane Prévost, 37 ans, adorait aller marcher le long du canal de Lachine. Le 14 mai 2014, il a été attaqué et frappé derrière la tête avec un objet contondant alors qu’il était assis sur un banc, selon sa famille. Son corps à moitié immergé a été retrouvé le lendemain, quelques mètres plus loin, par un homme qui promenait son chien.

Stéphane Prévost, Assassiné
Photo courtoisie
Stéphane Prévost, Assassiné

 

« Il est décédé à l’endroit où il allait pêcher tous les jours. Même qu’il y dormait à la belle étoile, des fois », raconte sa sœur Julie Prévost, plus de trois ans après l’assassinat.

Mémorial

Il était naturel pour la famille et les amis d’installer un mémorial à l’endroit où son corps avait été retrouvé. Ils s’y rendent quotidiennement pour l’entretenir et s’y recueillir. On y retrouve des croix, des pierres, des chapelets et des fleurs.

Depuis 2014, ils y prient pour qu’un suspect soit enfin arrêté pour le meurtre du père de trois enfants. Encore aujourd’hui, on n’a procédé à aucune arrestation dans cette affaire.

Saccage

La semaine dernière, toutefois, tout a été saccagé, ce qui a choqué les proches de Stéphane Prévost.

« Tout était brisé. Les fleurs étaient arrachées, les croix aussi. Je n’étais vraiment pas de bonne humeur que tout soit cassé. C’est un gros manque de respect », dit Caroline Chartier, qui connaissait la victime depuis une vingtaine d’années.

La sœur du défunt est également déçue, mais se retroussait déjà les manches cet après-midi pour remettre le mémorial en ordre et y porter de nouvelles fleurs. Elle s’y rend presque tous les jours et entretient méticuleusement l’endroit, allant jusqu’à arracher le gazon qui pousse autour.

« On parle de quelqu’un de désagréable, quelqu’un qui s’en fout », soupire-t-elle.

Julie Prévost croit que son petit frère a été victime d’un meurtre gratuit, ce qui expliquerait qu’on n’ait toujours pas retrouvé son assassin. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme de son côté qu’il n’y a rien de nouveau dans l’enquête.

Mme Prévost a perdu espoir de voir le meurtrier arrêté.

« À moins que quelqu’un à Lachine décide de parler ! Il y a quelqu’un, quelque part, qui sait quelque chose », dit-elle.

Antécédents

Son frère avait quelques antécédents judiciaires, mais avait remis de l’ordre dans sa vie et était sobre depuis quatre ans.

Les proches de M. Prévost ont rendez-vous le 21 août pour refaire un mémorial encore plus beau que le premier, au même endroit.

Le rapport d’enquête du coroner conclut que la mort a été violente, mais n’expose pas les détails, qui pourraient être déposés en preuve dans un procès pour meurtre.