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Des manifestants bloquent l’accès à un puits de pétrole en Gaspésie

Les manifestants seraient un groupe autonome et anonyme qui se définit comme «protecteurs et protectrices de l’eau».
Capture d'écran TVA Nouvelles Les manifestants seraient un groupe autonome et anonyme qui se définit comme «protecteurs et protectrices de l’eau».

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Des manifestants bloquent depuis lundi l’entrée au puits numéro 4 du projet de Galt, en Gaspésie, en opposition à l’exploration pétrolière et gazière que prévoit réaliser l’entreprise Junex.

Galt est un projet d’exploitation pétrolière, situé entre Gaspé et Murdochville, dans lequel le gouvernement du Québec a récemment investi 8,4 millions $ pour y financer l’exploration d’hydrocarbures.

Les manifestants seraient un groupe autonome et anonyme qui se définit comme «protecteurs et protectrices de l’eau».

Le groupe Environnement Vert Plus (EVP) a invité mardi, par communiqué, «tous les gens qui se sentent concernés par les forages à se rendre à 20 km à l’ouest de Gaspé, sur la route 198 (en direction de Murdochville)».

Sans lui-même bloquer la route, le groupe a installé un campement «pour montrer du support aux gens qui bloquent en ce moment le chemin forestier».

Risques pour les rivières

Selon EVP, l’exploration pétrolière met à risque les rivières à saumon à proximité, et du même coup, le gagne-pain des habitants de la région grâce au tourisme.

«Ce sont des gisements marginaux qui auront besoin de fracturation pour devenir rentables», a expliqué Pascal Bergeron, porte-parole pour EVP.

Le groupe Tache d’huile, de son côté, a indiqué sur Facebook que ce blocage était «légitime», en raison du «refus du gouvernement de tenir des consultations valables sur ce projet, de l’opposition des Micmacs à certains modes d’exploitation et de l’argent public injecté dans ce projet».

Pas d’intervention policière

Mercredi après-midi, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé qu’un chemin forestier a été bloqué à cinq kilomètres de la route 198, mais aucune action n’a été tentée pour déloger les manifestants.

«Pour l’instant, la Sûreté du Québec fait des vérifications sporadiques et on surveille l’état de la situation», a indiqué Hélène Nepton, porte-parole de la SQ.

De son côté, Junex s’est contenté de dire qu’elle «a constaté lundi matin la présence de manifestants qui bloquaient l’accès au puits numéro 4» et qu’elle est depuis «en constante liaison avec les autorités compétentes».