/news/currentevents
Navigation

Marc-Étienne Côté accusé de meurtre non prémédité

Il est soupçonné d’avoir tué Israël Gauthier-Nepton, le 19 novembre dernier, à Jonquière

 Marc-Étienne Côté est arrivé au palais de justice de Chicoutimi, hier matin, en provenance de Québec, où il était incarcéré. Il arborait une allure bien différente de celle sur les photos diffusées récemment.
Photo Roger Gagnon Marc-Étienne Côté est arrivé au palais de justice de Chicoutimi, hier matin, en provenance de Québec, où il était incarcéré. Il arborait une allure bien différente de celle sur les photos diffusées récemment.

Coup d'oeil sur cet article

Marc-Étienne Côté a finalement été amené, menottes aux poings, au palais de justice de Chicoutimi, mercredi matin, pour faire face à une accusation de meurtre non prémédité, neuf mois après avoir présumément tiré sur Israël Gauthier-Nepton dans la nuit du 19 au 20 novembre dernier.

Lors de sa brève comparution devant le juge Pierre Lortie de la Cour du Québec, Côté est demeuré silencieux et n’a pas tourné le regard vers la salle d’audience, où huit membres de la famille de la victime étaient réunis pour voir de leurs propres yeux celui qui a vraisemblablement ôté la vie du jeune homme de 27 ans.

La famille proche, dont le père et la sœur de la victime, n’a pas souhaité s’adresser aux médias à ce moment-ci des procédures, mais une tante de Gauthier-Nepton a indiqué qu’ils tenaient à être présents pour « voir celui qui a pris la vie d’Israël ».

MÉCONNAISSABLE

Arborant une forte barbe et des cheveux longs, le tueur présumé de 36 ans ne ressemblait en rien aux différents portraits diffusés au cours des derniers mois pour tenter de le retrouver, mis à part son chandail de couleur bleu.

Outre l’accusation principale de meurtre au 2e degré, Côté fait aussi face à une kyrielle d’accusations en lien avec des dossiers en suspens. Il doit répondre de sept chefs, dont entrave au travail d’un agent de la paix, méfaits ou encore conduite avec les facultés affaiblies.

Il lui est également interdit d’entrer en contact avec six personnes, dont Dave Bussières, cet ami qui se trouvait avec la victime le soir du drame et qui avait dénoncé le travail des policiers de Saguenay par la suite.

LA DÉFENSE CONTESTERA

Julien Boulianne. Avocat de la défense
PHOTOS ROGER GAGNON et Pierre-Alexandre Maltais
Julien Boulianne. Avocat de la défense

La cause a été reportée à la semaine prochaine. La preuve amassée par le ministère public doit être divulguée mardi aux avocats du défendeur, qui est représenté par Me Charles Cantin et Me Julien Boulianne.

« On est convaincus que Marc-Étienne Côté n’avait pas l’intention de tuer qui que ce soit ce soir-là », a affirmé Me Boulianne à la sortie de la salle de cour mercredi matin.

Charles Cantin. Avocat de la défense
PHOTOS ROGER GAGNON et Pierre-Alexandre Maltais
Charles Cantin. Avocat de la défense

Même s’il a pris la direction de la prison de Roberval, mercredi, Marc-Étienne Côté pourrait toujours faire une demande de remise en liberté à la lumière de la preuve qui sera présentée le 15 août prochain.

« On n’exclut absolument rien pour le moment. On va prendre connaissance de la preuve et après on décidera pour la requête sur remise en liberté », a pour sa part indiqué Me Cantin.

La Couronne a déjà indiqué qu’elle allait s’opposer à une remise en liberté, étant donné la cavale de neuf mois de l’accusé.