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Avez-vous récemment innové?

campeau courtoisie
Photo courtoisie N’hésitez pas à expérimenter de nouvelles approches et techniques, à changer la taille de votre fil, à essayer une action de canne différente. Bref, osez sortir des sentiers battus.

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Lorsque vous taquinez les différentes espèces visées, avez-vous toujours autant de résultats que vous le souhaitez ?

Dans l’affirmative, ne changez rien à votre recette et à vos présentations, car vous faites partie de l’extraordinaire élite composée d’à peine 1 ou 2 % de la population.

Si ce n’est pas le cas, vous auriez peut-être intérêt à revoir, à repenser et à ajuster vos façons de faire, vos approches, vos montages, etc.

La base

Il est important de se remémorer, en tout temps, que la pêche n’est pas une science exacte. Les poissons réagissent à différents stimulus dans leur environnement et ils effectuent des migrations saisonnières. Ajoutez à cela que plusieurs facteurs comme les fronts froids, les fluctuations barométriques, les phases lunaires, les prédateurs, la surpêche, etc. peuvent altérer leur comportement.

Quand les poissons sont actifs et intolérants, rares sont les leurres qui déambulent dans leur champ d’attaque sans se faire bousculer et intercepter. Les amateurs de tous acabits peuvent alors avoir beaucoup de plaisir et croiser le fer avec de nombreux spécimens. Quand ils sont légèrement amorphes et indécis, la situation se corse fréquemment pour les adeptes qui ne se soucient pas des détails. Puis, quand ils sont boudeurs et perplexes, seuls les techniciens et les plus astucieux réussissent à soutirer leur épingle du jeu.

Habitudes

Bien qu’ils aient des coffrets bondés d’offrandes, de nombreux amateurs sont ancrés dans leurs vieilles habitudes et ils exploitent une gamme très limitée de leurres et ce, presque toujours de la même façon.

Oui, à l’occasion, cela rapporte les résultats escomptés. Mais qu’en est-il de toutes les autres fois où ce n’est pas le cas ? Pourtant, il n’y a rien qui vous oblige d’utiliser une offrande de telle ou de telle manière et il n’est pas interdit d’appliquer des saccades, de varier la vitesse, de faire des pauses, d’imposer un rythme différent, etc. Enlevez vos œillères et élargissez vos horizons. Vous connaissez certainement l’expression qui dit que l’on doit sortir de sa zone de confort à l’occasion.

Histoire vécue

Il y a longtemps de cela, plus précisément en septembre 1991, je participais à la classique annuelle de Pro-Bass Québec. Je me souviens que j’exploitais un leurre de surface qui se nomme Bang-O-Lure. La presque totalité des adeptes qui s’en servaient pour déjouer les achigans à petite bouche appliquait des saccades allant de douces à modérées. La présentation s’enfonçait alors de quelques centimètres et l’hélice, située à l’arrière de cette imitation de poisson, pivotait doucement sur elle-même en occasionnant un bruit sourd.

Vers 11 h 30, un compétiteur et ami du nom de Claude Joannette me regarde tenter ma chance de loin et s’approche. Il me dit alors : « Voyons mon Pat, ce n’est pas comme ça qu’on pêche avec un Bang-O-Lure. » Je dois souligner que je me servais d’une canne de sept pieds très rigide, d’un monofilament de gros diamètre de 20 livres de résistance et que j’appliquais des motions tellement fortes, qu’à l’occasion l’offrande ne pouvait pas tenir son cap et elle sortait hors de l’eau. J’ai alors joué un peu la comédie pour ne pas dévoiler ma stratégie et je lui ai dit que je ne savais pas vraiment comment je devais procéder avec cette présentation destinée à être exploitée en surface. Il s’esclaffa et il repartit vers le large. Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’avais attrapé, au cours des minutes précédentes, six gros achigans qui totalisaient 10,8 kg (23,90 lb) et que grâce à ces dernières, j’étais pour être couronné champion de l’année quelques heures plus tard.

En optant occasionnellement pour des présentations non conventionnelles, vous réussirez peut-être, vous aussi, à déjouer des poissons qui semblent bouder vos offrandes.

De tout pour tous

La forêt constitue l’habitat de l’ensemble des gibiers que nous pourchassons. Saviez-vous qu’elle couvre près de la moitié du territoire québécois, soit environ 760 000 km², ce qui représente 20 % des forêts canadiennes et 2 % des forêts mondiales ? Saviez-vous qu’en forêt boréale, les principales essences d’arbres sont l’épinette noire, le sapin baumier, le bouleau blanc et le peuplier faux-tremble ; qu’en forêt mélangée il s’agit du bouleau jaune et blanc, de l’érable à sucre, du sapin baumier, du pin blanc et de l’épinette blanche et que finalement dans la forêt feuillue, il y a l’érable à sucre, le bouleau jaune, le frêne, le hêtre et le sapin ? Finalement saviez-vous que l’arbre emblématique du Québec est le bouleau jaune, connu aussi sous le nom de merisier ?

Voici une occasion unique de parfaire vos connaissances à titre de chasseur, voire même de guide. Yves Martineau, Michel Breton, Claude Turcotte et Eric Jean sont des experts qui ont uni leurs connaissances afin d’offrir une formation complète qui se déroulera sur une période de deux journées, les 19 et 20 août prochains, au centre du Québec, à Saint-Apollinaire. Les nemrods avides d’informations en apprendront davantage sur le chevreuil, l’orignal, l’ours et sur la recherche de gibier blessé. Pour en savoir plus ou pour réserver votre place, envoyez un message à michel@michelbretonguide.com.