/news/politics
Navigation

Lisée exigerait que 100 % des nouveaux arrivants parlent français

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo d'archives, Simon Clark Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | Un gouvernement du Parti québécois (PQ) exigerait que tous les nouveaux arrivants au Québec démontrent une connaissance intermédiaire du français, avant même leur arrivée sur le territoire.

Cette politique ne s’appliquerait toutefois pas aux réfugiés, qui eux auraient droit à une période d’apprentissage de la langue une fois entrés au Québec.

«Une des langues les plus faciles à apprendre à l’étranger, c’est le français», a expliqué le chef du PQ, Jean-François Lisée, lors d’une conférence de presse, jeudi.

Lors de sa course à la chefferie, en septembre 2016, le député de Rosemont avait déjà indiqué qu’il exigerait un minimum de connaissance aux immigrants désirant s’établir au Québec, mais c’est la première fois que le PQ en fait un engagement formel.

«Loi 202»

Cet engagement du PQ serait intégré dans une éventuelle «loi 202», qui reprendrait les principes de la loi 101, mais en élargissant sa portée.

Ainsi, le PQ voudrait étendre les principes de la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et à celles de 25 à 100 employés. Il obligerait également les finissants québécois des cégeps et universités anglophones à détenir une bonne connaissance du français avant de recevoir leur diplôme.

Non-retour

M. Lisée a indiqué devoir prendre ces mesures parce que la pérennité du français au Québec frôle le point de non-retour.

«La proportion des Québécois qui parlent français à la maison, quelles que soient leur origine, leur couleur et leur religion, baisse», a indiqué avec inquiétude M. Lisée.

«On s’approche, de ce qu’on peut appeler, un point de bascule, celui à partir duquel on ne peut pas revenir en arrière», a-t-il ajouté.