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Grosses erreurs dans le recensement

Statistique Canada gonfle le nombre d’Anglos au Québec

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OTTAWA | Statistique Canada admet avoir gonflé sans le vouloir le nombre d'Anglophones au Québec à cause d'erreurs humaines et informatiques.

L’organisme fédéral reconnaît qu'il s'est trompé dans la langue maternelle et parlée de 61 000 personnes à travers le Canada dans le dernier recensement, et que la « majorité » des fausses données provient du Québec.

Cette semaine, Le Devoir soulevait que des experts et organismes s'étonnaient que le recensement indique que les Anglophones étaient en hausse dans plusieurs villes à l'extérieur de Montréal. Cela contrastait avec les constats sur le terrain.

Erreur de lecture

« Essentiellement, c’est une erreur de lecture par notre système informatique. Dans les cas problématiques, l’anglais était le premier choix sur les formulaires en anglais, mais l’ordre était inversé sur les formulaires francophones et le français était au sommet de la liste. Or, le système croyait que l’anglais était le premier choix sur tous les documents, ce qui a fait une erreur dans la lecture de certains formulaires », explique Marc Hamel, directeur général du programme de recensement.

Ensuite, c’est une « erreur humaine » qui a fait que le problème n’a jamais été décelé par l’organisme après la diffusion en masse des données la semaine dernière, ajoute-t-il. Selon lui, la révision ne changera pas le fait que le français recule au profit de l’anglais au Québec, mais l’ampleur du phénomène sera réduite.

Confiance ébranlée

Celui qui a dénoncé l’erreur en premier à Statistique Canada, Jack Jedwab, se dit fort rassuré que l’organisme va réviser ses données. Or, il admet que sa confiance est ébranlée et qu’il compte réviser avec attention les prochaines données du recensement qui seront publiées par l’organisme.

« Je n’ai jamais vu une telle erreur se produire chez Statistique Canada, c’est une première. C’est certain qu’ils vont devoir faire beaucoup de travail pour regagner la confiance des gens, mais c’est tout de même un organisme qui fait un très bon travail », réagit celui qui occupe le poste de vice-président exécutif de l’Association d’études canadiennes.​