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Être un jeune élu municipal en région comporte son lot de défis

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L'Union des municipalités du Québec poursuit une campagne pour discuter de l'importance de la place des jeunes de 18 à 34 ans en politique municipale, alors qu’on célèbre samedi la Journée internationale de la jeunesse.

Quelque 8,2 % des élus aux dernières élections municipales avaient entre 18 et 34 ans. La politique municipale comporte son lot de défis pour les jeunes adultes.

«Autour de la table aussi, faut prendre sa place, faut être préparé. Tu ne peux pas dire n'importe quoi parce qu’il faut que tu sois crédible si tu veux amener des points importants», estime Jennifer Murray, conseillère du district St-Germain, à Rimouski, depuis 2009. Lors de son élection, elle n'avait que 28 ans.

Dans plusieurs municipalités de l'Est-du-Québec, les élus municipaux occupent souvent leur fonction à temps partiel.

«Quand c’est en région qu’on s'implique, qu'on est élu, même les maires, souvent, doivent conserver un travail principal parce que, en région, la rémunération est prorata de la population, ce n’est pas facile», relève Jérémie Ernould, président de la Commission des jeunes élus et élues de l'Union des municipalités du Québec.

«En gros, je pense que le point le plus difficile pour moi, et peut-être pour les autres, seraient les horaires qui sont assez atypiques», ajoute Mme Murray. La jeune conseillère s'accomplit dans ses fonctions. Elle sollicitera en novembre un troisième mandat.

Simon Deschênes est devenu maire de Sainte-Anne-des-Monts à 39 ans en décembre dernier. Outre la conciliation travail-famille, il arrive parfois que l'élection d'un plus jeune suscite un peu de résistance.

«Ces mêmes personnes-là qui sont septiques de voir une jeunesse arriver occuper cette fonction-là. Après quelques mois, quand on réussit à échanger ou à parler avec ses personnes-là. Bien, on sent plutôt un certain dynamisme qui s'installe», raconte le maire Deschênes.

La campagne l’UMQ «#PrendsTaPlaceEtVote» vise à favoriser une plus grande implication citoyenne des jeunes de 18 à 34 ans dans le monde municipal.

«Dans le passé, les actions qui avaient été prises, c'était pour amener les jeunes s'impliquer en politique, mais on s'est dit avant d'amener les jeunes à s'impliquer en politique, ce serait le fun qu'ils aillent voter et qu'ils sachent pourquoi ils vont voter», précise M. Ernould.