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Protection des baleines : Ottawa réduit la limite de vitesse des navires dans le golfe du Saint-Laurent

Rorqual baleine
Photo le Journal de Québec, Jean-François Racine

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Le gouvernement fédéral impose une limite de vitesse pour les navires dans le golfe du Saint-Laurent afin de protéger les baleines noires. Les navires de plus de 20 mètres ne devront pas excéder une vitesse de 10 nœuds (18,5 km/h).

La mesure s’applique dès maintenant sur une grande partie du golfe St-Laurent, s’étendant de la Côte-Nord au Québec, en passant par Anticosti, la péninsule Gaspésienne, jusqu’au nord de l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans cette zone, les navires de plus de 20 mètres devront limiter leur vitesse à 10 nœuds et ceux de moins de 20 mètres sont invités à réduire leur vitesse.

Le gouvernement réagit à la vague de mortalité de baleines noires sans précédent dans le golfe du Saint-Laurent. Dix baleines noires y sont mortes cet été. Il s'agit d'ene espèce en péril qui ne compte plus que 500 individus dans l’Atlantique Nord.

Actuellement, entre 80 et 100 baleines noires se trouvent dans le golfe du Sait-Laurent.

Le gouvernement croit qu’en imposant une limite de vitesse aux navires, on pourrait limiter les mortalités même si les scientifiques n’ont pas encore déterminé la cause des décès des 10 baleines noires.

Pour le moment, il n’est pas question de fermer des zones de pêches pour éviter les empêtrements dans des agrès de pêche.

La limitation temporaire de vitesse à 10 nœuds a un impact sur l’industrie maritime. On estime que les navires de plus de 20 mètres naviguent à une vitesse moyenne de 15 nœuds (27,8 km/h).Mais selon le ministre des Transports, Marc Garneau, les compagnies maritimes respecteront la directive.

«C’est quelque chose que l’industrie maritime, généralement, reçoit bien la nouvelle et reconnaît l’importance de protéger la baleine noire qui est une espèce menacée», a-t-il indiqué.

La mesure est bien reçue dans l'industrie maritime. «On comprend l’importance de la problématique et de la situation, affirme Martin Fournier, directeur général d'Armateurs du St-Laurent.

«L’industrie fait sa part. Maintenant, on veut être certains que les analyses, les nécropsies qui seront réalisées puissent mener à un réajustement s’il y a lieu. Est-ce que la marine marchande est vraiment en cause dans ces mortalités?», a-t-il ajouté.

Des scientifiques continuent de chercher des réponses. Ils attendent les résultats de nécropsies des baleines noires retrouvées mortes.

Des observations maritimes et aériennes continueront d’être effectuées pour suivre la migration de ces mammifères marins.