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à la vie, à la mort

à la vie, à la mort

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Comme dans le domaine du tennis ou des jeunes se signalent avec brio, nous songeons évidemment au brillant Denis Shapovalov, le roman policier et des satellites en font autant. Dans le lot de nouveautés qui font la saison littérature, je n’avais encore lu Franck Thilliez. Honte à moi puisque cet auteur de 37 ans a toutes les qualités pour séduire un large lectorat, aussi bien féminin que masculin. Combinant l’esthétique d’une écriture très cinématographique avec ce que le Quai des Orfèvres peut produire de meilleur en matière de polar très actuel, Sharko vous en donnera pour votre argent.


Quand on est deux, on se soutient.


Lucie et Franck font équipe. Habitués aux longues heures et à la traque, ils sont aussi parents. Un soir, le motif n’est pas très clair, Lucie abat un homme en dehors de ses fonctions et son mari, maquille le crime. Comme la personne abattue a un passé douteux, l’enquête est confiée au Quai des Orfèvres. Au jeu du chat et de la souris, le couple va donc enquêter, tout en détournant certaines pistes. Avec plus de 500 pages au compteur, cette nouveauté vous tiendra en haleine, parce que la construction est brillante, fouillée et que bien des faits recensés existent. Loin des romans où le policier est un superhéros, Franck Thilliez fait de son Sharko, un roman à ras du bitume, dans le plus pur sens du terme .Glauque, juste ce qu’il faut, tissant de chapitre en chapitre une véritable intrigue, c’est une belle réussite aux limites du fantastique qui évoque parfois, l’univers de Joseph Wanbaugh.