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Lorsque le crime entre en scène

Lorsque le crime entre en scène
PHOTO COURTOISIE MATHIEU GIRARD

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Tandis que la plupart des théâtres d’été présentent des comédies rocambolesques, le Théâtre de l’Île, à Gatineau, fait figure d’exception en offrant à ses spectateurs un suspense ­policier. C’est la pièce Le revers du crime, signée par le dramaturge Frederick Knott, qui a été choisie.

La pièce, qui a fait l’objet d’une ­adaptation cinématographique en 1954 – Le crime était presque parfait (Dial M For Murder) avec Grace Kelly –, raconte­­­ un plan machiavélique pour supprimer quelqu’un. C’est la ­metteuse en scène et directrice artistique du Théâtre de l’Île, Sylvie Dufour, qui a choisi cette intrigue policière afin de présenter à ses spectateurs une pièce qui sortait du registre habituel. À ­l’instar du scénario original, la pièce, qui est présentée pour la première fois en français, est campée à Londres en 1953. Elle a néanmoins été ­modernisée par Josée La Bossière qui en a fait la traduction et l’adaptation. « Elle s’est davantage inspirée de la ­version cinématographie que de la version théâtrale », fait remarquer le comédien Nicolas Desfossés, qui prend part à la distribution d’une pièce au Théâtre de l’Île pour la septième fois.

C’est aussi lui qui tient le rôle principal, personnifiant Tony, un ancien champion de tennis qui a épousé une femme pour sa fortune. « Il veut ­assassiner sa femme pour s’en débarrasser définitivement », lance-t-il.

Un meurtre planifié

Si Tony veut faire assassiner sa femme Margot, c’est qu’il se trouve au cœur d’un triangle amoureux. La femme fortunée a profité de l’absence de son mari, en voyage à l’étranger, pour se trouver un amant. L’élu de son cœur est un jeune auteur de romans policiers. « Il craint que sa femme le quitte et le laisse sans le sou », ­précise le comédien. Ainsi, pendant un an, Tony va peaufiner son plan pour faire tuer sa femme.

Il prendra également soin de se forger un alibi en béton.

Chantage

Pour mettre son plan à exécution, il sollicitera l’aide d’un ancien ami de l’université qui n’est pas blanc comme neige. « Il va se servir de lui pour faire assassiner sa femme », annonce ­l’acteur.

Étant au ­courant des ­magouilles de son ami, qui a ­notamment volé l’argent d’une vieille dame, Tony le fera chanter et ­l’obligera à devenir un tueur à gages.

« S’il ne l’aide pas à tuer sa femme, il menace de le dénoncer », révèle Nicolas Desfossés. S’ajoutera aux personnages un inspecteur de police plutôt futé.

Bien que nous soyons dans un ­suspense, la pièce compte également quelques moments loufoques. « Il y a un côté léger et comique qui est apprécié des spectateurs », souligne le comédien.

Comme dans tout bon suspense, rien ne se passera comme prévu et le grand perdant ne sera peut-être pas celui que l’on croyait.

Le revers du crime

  • Auteur : Frederick Knott
  • Traduction et adaptation : Josée La Bossière
  • Mise en scène : Sylvie Dufour 
  • Distribution : Richard Bénard, Nicolas Desfossés, Benjamin Gaillard, Dave Jenniss, Andrée Rainville
  • À l’affiche jusqu’au 26 août
  • Au Théâtre de l’Île (Gatineau)