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Quels sont vos recours?

Bloc pêche peche fishing
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De nombreux adeptes retiennent les services des quelque 608 pourvoyeurs québécois pour la pratique de leurs activités de prélèvement.

Lorsque vous effectuez une réservation auprès d’une pourvoirie fédérée ou que vous vous déplacez pour y séjourner, il est rassurant de savoir que vous avez certains droits.

Lors d’une récente rencontre avec l’avocat et secrétaire général de la Fédération des pourvoiries du Québec, Me Dominic Dugré, j’ai appris que l’ensemble des 340 membres de la Fédé étaient régis par un code de déontologie qui protège la clientèle.

Devoirs moraux

Voici donc à quoi peuvent s’attendre un chasseur, un pêcheur et un amateur de plein air qui font affaire avec un pourvoyeur affilié à la FPQ.

  • Dans sa publicité, le membre décrit fidèlement les services offerts et les tarifs demandés.
  • Lors de la réservation, les services offerts et les prix sont décrits de façon complète au client, de même que le mode de paiement et la politique de remboursement.
  • Les services fournis et les prix facturés au client sont conformes à ceux convenus lors de la réservation. Toutefois, si des circonstances hors de contrôle du membre l’obligent à une modification, il offre des services de qualité au moins équivalente ou, à défaut, offre une compensation monétaire au client.
  • Il met à la disposition de son client des unités d’hébergement et des équipements en bonne condition d’usage et sécuritaires.
  • Il prend les moyens nécessaires pour avoir un personnel entraîné, courtois et en nombre suffisant.
  • Il donne tous les renseignements nécessaires au client afin de lui assurer un séjour agréable et sécuritaire.
  • Il dispose de tous les équipements requis pour la pratique des activités et possède tous les permis nécessaires.
  • Il ne garantit pas le nombre d’animaux récoltés ni le nombre de poissons capturés et n’utilise aucune expression pouvant laisser croire au recours à une telle garantie.
  • Lui-même ou ses guides n’abattent le gibier ni ne capturent les poissons à la place des clients.
  • Il prend les moyens nécessaires pour conserver les prises en bon état et les remet au client lors de son départ.
  • Il s’assure que son client et son personnel sont informés de la réglementation en vigueur concernant la pratique de la chasse, de la pêche et des autres activités et agit en bon père de famille afin que cette réglementation soit respectée.

En cas de problème

Advenant un certain degré d’insatisfaction lors d’une excursion chez un membre de la FPQ, Me Dugré suggère ce qui suit :

Dans un premier temps, discutez immédiatement avec le pourvoyeur ou la personne responsable sur place. La grande majorité des plaintes se règlent à cette étape.

Dans un deuxième temps, si vous n’êtes toujours pas satisfait du règlement, déposez une plainte auprès du Comité de déontologie de la FPQ, par courrier ou en remplissant le formulaire destiné à cette fin et disponible sur le site www.pourvoiries.com.

Le Comité est composé du Secrétaire du Comité, d’un représentant du public, d’un pourvoyeur et d’un représentant de l’industrie touristique. Le Comité examine toute plainte qui lui est acheminée. Il ne s’agit pas d’un tribunal et ni le plaignant ni le pourvoyeur visé par la plainte ne sont « entendus » par le comité.

Ce dernier formule ses recommandations en se basant uniquement sur le contenu de la plainte reçue et sur la version du pourvoyeur qui aura aussi été transmise par écrit au comité.

Le comité se rencontre deux fois l’an. Il a traité au cours des dernières années entre 5 et 11 plaintes annuellement.

Dans un troisième temps, si vous n’obtenez toujours pas ce que vous souhaitez et croyez juste, vous pouvez déposer un recours devant la Cour des petites créances pour un litige de moins de 15 000 $.


Pour en savoir plus, composez le 1 800 567-9009 ou visitez le site www.fpq.com

De tout pour tous

À la pêche, lorsqu’on se prend au fond ou sur une branche, il arrive que l’on tire très fort pour tenter de déloger le leurre. Il faut toujours se rappeler que le monofilament et le fluorocarbone étirent beaucoup. Ils peuvent s’allonger de plus de 30 %. Ajoutez à cela qu’en arquant la canne, on accroît la tension de façon exponentielle. Si le fil se rompt, vous perdez votre offrande. À l’opposé, s’il se dégage sous la pression appliquée, il y a des chances qu’il soit violemment projeté en votre direction, risquant alors de vous blesser gravement, voire même de vous crever un œil. Souvenez-vous également que même si le super fil n’étire que très peu, il peut tout aussi bien entraîner le leurre vers vous ou un partenaire lorsque la perche est trop sollicitée.