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Réfugiés?

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Réfugiés, clandestins, immigrants irréguliers, immigrants illégaux : on assiste à une véritable guerre des mots pour savoir comment désigner ceux qui traversent la frontière américano-canadienne en Estrie.

On devrait se rappeler une chose : ils traversent illégalement la frontière et pénètrent dans un pays sans sa permission.

Pourtant, certaines associations humanitaires se plaignaient, il y a quelques jours, du manque de structures pour accueillir les illégaux. Quel culot !

Migrants

Le pays n’était pas prêt à cette arrivée massive de gens qui s’y installent sans en avoir le droit et il faudrait le lui reprocher ?

Il faut dire que, pour la gauche humanitaire, le « migrant » est une figure sacrée : il représente la victime du très méchant Occident et prophétise un monde sans frontières.

Le droit des réfugiés auquel on se réfère religieusement n’a pas été pensé pour des marées humaines comme on les connaît aujourd’hui.

Désormais, il sert à désarmer moralement et juridiquement les pays qui voudraient défendre leurs frontières contre les migrations massives. Tôt ou tard, il devra être réformé sérieusement.

Cette crise révèle un certain délire politique québécois.

Le PQ est exagérément timoré, comme s’il craignait de froisser la rectitude politique.

La CAQ fait semblant d’être ferme et s’oppose à ce que la frontière devienne une passoire, mais elle oublie que le Québec n’a aucun contrôle sur cette question qui relève d’Ottawa. Elle fait semblant, en gros, que nous sommes un pays souverain, alors que nous sommes une province impuissante.

Racisme ?

Quant au PLQ de Philippe Couillard, il nous fait encore une fois sa leçon de pseudo-tolérance en bêlant des mots comme « ouverture » et « humanitaire ».

Et QS, sans surprise, tient le même sermon moralisateur que le PLQ. Ce sont des partis siamois en la matière.

À travers cela, on accuse de racisme le commun des mortels qui croit encore qu’une frontière est faite pour être respectée.