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Affamé, GSP veut stopper Bisping avant la limite

Affamé, GSP veut stopper Bisping avant la limite
Photo d'archives Ben Pelosse

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Georges St-Pierre a modifié son entraînement, et selon lui, cela lui permettra de mettre fin à son combat contre Michael Bisping avant le son de cloche final.

L'ancien champion des mi-moyens de l'UFC effectuera son retour dans l'Ultimate Fighting Championship (UFC), le 4 novembre à l'UFC 217, contre le roi actuel des moyens.

«Si je peux blâmer un élément de mon passé, c'est que je réfléchissais trop. J'ai modifié mon entraînement pour être plus opportuniste, plus violent. Je serai là pour chercher le K.-O. ou la soumission», a lancé GSP à Ariel Helwani, au cours de l'émission The MMA Hour, lundi après-midi.

Les arts martiaux mixtes sont un sport dans lequel le but premier est de profiter des erreurs de son adversaire, ce qui explique en partie la façon conservatrice, mais efficace, qu'adoptait «Rush» à l'époque.

«Parfois, lorsque tu gagnes, tu ne changes pas ta façon de faire. Tu ne veux pas faire une erreur. J'ai développé plus de talents pour finir le combat depuis, et je veux m'en servir.»

Il devra défendre le titre

Si jamais Georges défait Bisping et revient à Montréal avec la ceinture, il devra immédiatement tourner son attention vers un second combat à 185 lb.

«J'ai deux combats en poche. Si je gagne, je devrai défendre mon titre contre Robert Wittaker (le champion par intérim). Ce n'était pas mon plan, mais je comprends l'UFC. La division est un peu gelée actuellement», dévoile l'athlète de Saint-Isidore.

En effet, depuis que le Britannique a remporté la ceinture en juin 2016, il ne l'a défendue qu'une fois, en octobre 2016. Le 4 novembre, cela fera plus d'un an que le titre des moyens n'a pas été mis en jeu.

Advenant une défaite, qu'est-ce qui attend GSP?

«Si je perds, c'est terminé. Je ne m'attends pas à perdre. J'aimerais me battre jusqu'à 39 ans, et célébrer mon 40e anniversaire en paix», souligne celui qui a soufflé 36 bougies en mai.

Prêt et en santé

Sa blessure à l'œil qui l'avait forcé à repousser le combat est maintenant guérie. Il a pu reprendre ses activités normales au gymnase.

Même s'il concédera un léger avantage de poids à son adversaire, Georges sera bien préparé physiquement.

«Habituellement, je suis autour de 185 lb. En ce moment, je pèse près de 200 lb. Je me sens très bien. À l'aide d'un diététicien, j'ai pris dix livres en un mois et demi. Bisping sera plus gros, mais ça ne me causera pas de problème. Mon talent sera supérieur au sien», souligne un GSP confiant à Ariel Helwani.

Presque quatre ans après son départ, il se réjouit des progrès qui ont été faits par la plus grande organisation d'arts martiaux mixtes au monde dans le dossier du dopage.

«Je voulais changer le système, pas faire mal paraître l'UFC. Je suis content que ce soit fait. Depuis USADA, les choses ont beaucoup changé, mais il reste beaucoup à faire», explique-t-il.

Avec Conor

Quelques semaines avant son retour, Georges St-Pierre aura la chance d'assister au combat entre Floyd Mayweather et Conor McGregor, le 26 août à Las Vegas.

Même s'il doute des chances de l'Irlandais, il espère que son collègue de l'UFC en mettra plein la vue: «c'est difficile de miser contre Floyd. Mon cœur est avec Conor, même si la boxe n'est pas son champ d'expertise.»

Quant à un éventuel combat contre Conor dans l'Octogone, qui serait l'un des plus lucratifs de l'histoire, le Québécois aime mieux ne pas trop y penser pour l'instant.

«Je me concentre sur Bisping. Nous verrons par la suite. Tout peut arriver», termine Georges St-Pierre.