/news/green
Navigation

La plus grande aire protégée du Canada sera créée dans l’Extrême-Arctique

Bloc ours polaire
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Le Canada s’est entendu avec le Nunavut et l’association inuite Qikiqtani pour la création de la plus grande aire marine nationale de conservation du Canada, qui sera située dans le détroit de Lancaster, dans le nord du pays. La section protégée sera équivalente à deux fois la superficie de la Nouvelle-Écosse.

 

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, accompagnée de Joe Savikataaq, ministre de l’Environnement du Nunavut, et de M. P.J. Akeeagok, président de la Qikiqtani Inuit Association, ont fait l’annonce, lundi, d’une entente sur les limites définitives de cette aire marine nationale de conservation. La protection de ce segment du détroit de Lancaster multipliera par plus de deux la surface des aires marines protégées du Canada, qui passera de 1,54 % à 3,44 %. 

Vaste étendue constituée d’un océan et de territoires vierges, le nord du Canada fait partie des territoires ancestraux inuits depuis des temps immémoriaux. Il abrite également une importante population de baleines, d’ours polaires et d’oiseaux migrateurs.

Bloc ours polaire
Photo Fotolia

 

 «La protection de cette région est une mesure essentielle. À l’image de ce qui se passe dans le reste de l’Arctique, la région est menacée par les changements climatiques. La hausse des températures et la fonte des banquises réduisent le territoire de la faune et mettent en danger les espèces marines vulnérables. Les Inuits voient leur mode de subsistance et leur futur menacés», a déclaré la ministre de l’Environnement du Canada.

Les Inuits réclamaient depuis 1970 cette aire protégée affectée durement par les changements climatiques et l’activité humaine qui bouleversent le paysage et le mode de vie traditionnel des communautés de l’Arctique.

Toutefois, il reste encore à déterminer les avantages à long terme pour les Inuits. Des négociations sont à venir.

L’entente confirme également un moratoire sur toute activité future de prospection et de développement pétroliers et gaziers au large des côtes.