/news
Navigation

Blackburn tire à boulets rouges sur le PCS

L’ex-chef du Parti des citoyens vide son sac après sa démission fracassante

Le candidat indépendant Jean-Pierre Blackburn s'est attaqué vivement à l'approche du maire Jean Tremblay.
Photo Roger Gagnon Le candidat indépendant Jean-Pierre Blackburn s'est attaqué vivement à l'approche du maire Jean Tremblay.

Coup d'oeil sur cet article

Au lendemain de sa démission fracassante en tant que chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Jean-Pierre Blackburn a réglé ses comptes de manière spectaculaire avec les hautes instances du parti qu’il accuse de vouloir garder la mainmise sur l’administration qui succédera à celle de Jean Tremblay.

Lors d’un point de presse organisé dans son propre sous-sol, Jean-Pierre Blackburn a livré le fond de sa pensée sans aucun filtre. Installé derrière son minibar, Blackburn a vidé son sac pour expliquer son départ soudain du parti fondé par le maire Tremblay.

Plusieurs raisons

Il a d’abord évoqué les raisons pour lesquelles il a décidé de claquer la porte lundi matin. Parmi celles-ci, le désir du PCS d’imposer sa propre équipe de campagne au détriment de celle assemblée par Blackburn est l’une des gouttes qui ont fait déborder le vase.

« Je suis bien conscient que je n’ai jamais été le dauphin [...], mais je n’ai jamais cédé à ces abus de pouvoir. La semaine passée, on m’a demandé d’enlever [mon équipe] autour de moi et de nommer un nouveau codirecteur de campagne. C’est M. le maire, M. Ghislain Harvey et M. Luc Boivin qui étaient derrière ça », a laissé tomber celui qui se présente toujours comme candidat indépendant à la mairie.

« Ils auraient voulu que je décide d’avance qui allait être au comité exécutif. J’ai dit non. Leur réflexion c’était : pourquoi travailler pour Jean-Pierre Blackburn s’il ne me prend pas après dans son cabinet ? » a-t-il ajouté.

Le maire écorché

Lors de l’annonce de son départ lundi, le maire Jean Tremblay y est allé de propos incendiaires, disant notamment qu’il était « impensable » que M. Blackburn dirige la Ville et qu’il était sûr qu’il n’était « pas à la hauteur ». Des propos qui ont manifestement blessé le candidat.

« C’est comme ça qu’est M. le maire. C’est ça qui est dommage et c’est ça que les gens ne veulent plus. M. le maire, quand vous n’êtes pas d’accord avec lui, il va systématiquement vous détruire. Il va s’attaquer à vous personnellement, trouver vos défauts et tout faire pour vous attaquer. C’est son attitude et je ne comprends pas qu’il continue d’agir de même. »

Parmi les autres raisons qui l’ont poussé à tirer sa révérence, Jean-Pierre Blackburn a parlé des absences répétées des candidats du PCS à la quinzaine de réunions qu’il a convoquées durant les mois qu’il a passés à la tête du parti.

Luc Boivin pas épargné

Par exemple, Luc Boivin ne se serait présenté qu’à une seule de ces rencontres, sans rester jusqu’à la fin. De plus, Jean-Pierre Blackburn affirme que le conseiller de La Baie lui aurait mis des bâtons dans les roues à plusieurs reprises.

Après une conférence de presse où il avait annoncé sa promesse d’investir dans les routes de Saguenay, Luc Boivin aurait envoyé un courriel à tous les candidats du PCS « dans la demi-heure qui a suivi » pour dire que ce n’était pas une bonne idée.

«Devant l’invivable, je ne pouvais plus continuer à gérer des enfants », a déclaré le candidat qui dit avoir reçu une tonne de messages d’appui à sa candidature dès le moment où il est redevenu indépendant lundi.

Les 4 raisons qui l’ont poussé à quitter le PCS

  • Les hautes autorités du parti voulaient garder leur pouvoir à l’hôtel de ville.
  • Le cabinet actuel du maire voulait continuer de travailler au-delà des élections du 5 novembre.
  • Les candidats du PCS étaient absents, ne répondaient pas aux appels et ne se présentaient pas aux réunions.
  • L’opposition systémique du PCS et les critiques envers les personnes qu’il avait choisies pour mener sa campagne.