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Ses parties intimes fouillées plus de 10 minutes par des policiers

Ses parties intimes fouillées plus de 10 minutes par des policiers
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Deux policiers américains font l’objet d’une enquête après l’interpellation d’une étudiante qu’ils suspectaient de cacher de la drogue, et d’avoir forcé une fouille vaginale qui a duré 11 minutes.

Charneisha Corley, 23 ans, a été arrêtée dans le comté de Harris, au Texas, parce qu’elle aurait omis de faire un arrêt obligatoire, le 20 juin 2015. Flairant l’odeur de la marijuana, les policiers lui ont demandé de sortir de son véhicule.

Après avoir passé au peigne fin la voiture de Charneisha Corley, l’un des policiers la plaque au sol avant de lui ouvrir les jambes, et baisser sa culotte, pour la fouiller.

«Je me suis sentie agressée sexuellement! Vraiment. J’ai été humiliée, dégradée, et dégoûtée», a déclaré la jeune femme à ABC 13.

Les policiers, un Blanc et une Noire affirment avoir trouvé un demi-gramme de marijuana, mais les accusations de possession envers l’étudiante ont d'abord été abandonnées. Les procureurs sur le dossier ont toutefois rouvert le dossier en affirmant qu’ils possédaient une nouvelle preuve secrète.

C’est Sam Cammack, l’avocat de Charneisha Corley, qui a rendu publique la vidéo cette semaine montrant ce qu’il considère être l’agression sexuelle de sa cliente.

Sur la bande audio, un des policiers affirme qu’il est déterminé à trouver la drogue qu’elle avait cachée sur elle. «Si nous devons mettre nos mains sur elle, nous allons trouver quelque chose», a-t-il affirmé.

Quelques minutes plus tard, il plaçait la jeune femme au sol, en coinçant sa tête sous son véhicule, pour la fouiller.

«Il lui a complètement retiré ses pantalons, la laissant nue à la vue de tous», indique l’avocat de l’étudiante. «Ils lui ont ensuite pris les chevilles, les ont montées à côté de ses oreilles. Ils ont ensuite commencé à chercher quelque chose dans son vagin».

«Inapproprié... mais»

La procureure en chef du comté de Harris a condamné cette intervention policière controversée.

«Personne dans ce bureau n’est en faveur des fouilles exécutées de cette façon. Personne ne juge que cela est approprié. Ça n’aurait jamais dû arriver», a indiqué Natasha Sinclair.

Elle ajoute par contre que les officiers ne doivent pas nécessairement être punis pour leur geste. «De mauvaises décisions, un mauvais jugement, mais ça ne doit pas être considéré comme un crime», a ajouté la procureure en chef.

Les deux patrouilleurs, Ronaldine Pierre, 34 ans et William Strong, 37 ans, ont été affectés à du travail administratif en raison des procédures judiciaires.