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Un nouveau médicament ralentit la progression de la sclérose en plaques

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TVA NOUVELLES/AGENCE QMI Louise Patenaude, une femme de 70 ans atteinte de la sclérose en plaques depuis l'âge de 49 ans, teste un nouveau médicament récemment approuvé par Santé Canada.

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Bonne nouvelle pour les milliers de personnes touchées par la sclérose en plaques: Santé Canada a approuvé un médicament qui réduit considérablement les poussées de la maladie.

«Je ne pouvais plus me tenir sur mes deux jambes. Mes mains ne fonctionnaient plus. J'avais de la misère à parler», a expliqué Louise Patenaude, atteinte de sclérose en plaques depuis l'âge de 49 ans. Elle en a aujourd'hui 70.

Le nouveau médicament que vient d'approuver Santé Canada suscite beaucoup d'espoir pour les 20 000 Québécois et les 100 000 Canadiens touchés par la maladie.

«C'est un médicament qui permet de réduire beaucoup l'activité de la maladie. Donc, il diminue le nombre de poussées que les patients vont faire dans une année, le nombre de symptômes, la durée des symptômes. C'est un médicament qui diminue aussi le handicap à long terme», de dire le neurologue et chercheur au CHUM Alexandre Prat.

Une quarantaine de patients du Québec ont participé aux études cliniques. Les examens par imagerie médicale démontrent une réduction des lésions. Pour l'instant, il est disponible uniquement pour les personnes touchées par la forme récurrente-rémittente de la maladie.

«En rémission, donc, les symptômes disparaissent. La plupart du temps, ces patients-là sont des patients qui marchent dans la rue ou des gens que vous connaissez. On ne peut même pas s'apercevoir qu'ils ont la sclérose en plaques, sauf quand ils font une poussée», a ajouté le Dr Prat.

«Ce même traitement-là, ailleurs dans le monde, a été approuvé pour la forme de la SP progressive primaire. Et ça, c'est une grande nouveauté, qui va créer beaucoup d'espoir», a affirmé Louis Adam, directeur général de Sclérose en plaques section Québec.

Mme Patenaude souffre de la forme progressive et craint les effets secondaires. «Plus ils trouvent des médicaments nouveaux, meilleurs ils sont. Parce que, les premiers, ça n'allait pas du tout», a-t-elle affirmé.

«C'est un médicament qui se donne seulement deux fois par année, par voie intraveineuse. C'est un des gros avantages du médicament. Les patients n'ont pas besoin de prendre des pilules ou de se présenter chaque mois pour faire des injections», a mentionné le Dr Prat.

On ne sait pas combien coûtera le médicament ni quand le fabricant, Roche Canada, déposera une demande, afin qu'il soit remboursé par le régime public d’assurance médicaments du Québec.