/24m/city
Navigation

Valérie Plante se présente comme «l’homme de la situation»

Valérie Plante se présente comme «l’homme de la situation»

Coup d'oeil sur cet article

Un slogan électoral de la cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, en a fait réagir plusieurs mardi alors que la candidate à la mairie se présente comme «l’homme de la situation» pour battre le maire Denis Coderre en novembre prochain.

Deux affiches sont apparues mardi matin au coin des rues De Lorimier et Sainte-Catherine, près du pont Jacques-Cartier. On y voit Valérie Plante, avec le slogan «L’homme de la situation, Valérie Plante, mairesse de Montréal».

Mme Plante justifie cette première publicité électorale en rappelant que «actuellement en politique, même si on a des avancés, ça demeure un monde d’hommes. On n’a pas brisé le plafond de verre, on est plus exigeant envers les femmes en politique, c’est encore d’actualité», estime Valérie Plante.

Son équipe et elle ont choisi ce slogan afin de «faire un clin d’œil à une expression consacrée» et à cette réalité.

Controversé

Sur la page Facebook de Projet Montréal, plusieurs internautes ont critiqué cette publicité disant qu’elle représentait une situation du passé ou que ce slogan faisait marcher la femme dans les pas de l’homme.

«Il y a un jeu de mot amusant derrière, mais ça peut être interprété de façon négative, a réagi Bernard Motulsky, du département de communication de l’UQAM. On se demande si on peut encore jouer sur ce jeu de mot en 2017 quand on se présente. Et en misant sur le fait qu’elle est une femme, ça peut cacher les autres habiletés», a-t-il dit.

Le professeur croit par contre que cette publicité démontre que «Mme Plante avait besoin d’une campagne de communication agressive, qui fait jaser, qui attire l’attention sur elle» pour mieux la faire connaître du grand public, elle qui est beaucoup moins connue que son adversaire Denis Coderre.

Projet Montréal, qui existe depuis plus de 10 ans, n’a jamais élu son chef à la mairie de Montréal et sa cheffe actuelle a été élue pour la première fois en 2013 avant de prendre les rênes du parti en décembre dernier.

«Ce n’est pas ça qui va la faire gagner, ce n’est pas là-dessus que les gens vont voter en novembre, mais ce n’est pas ça qui va la faire perdre», analyse Bernard Motulsky.

Programme

Valérie Plante, qui a abattu Louise Harel aux dernières élections en 2013 dans le district de Sainte-Marie, compte amorcer la campagne électorale en se concentrant sur le «quotidien des Montréalais» et leur milieu de vie.

En donnant en exemple la Formule E, les rénovations au parc Jean-Drapeau et les bancs de granite sur le mont Royal à 3,5M$, elle s’oppose à ces dépenses qu’elle juge excessives et favoriserait plutôt des investissements dans les services de base.

«J’appelle ça le bling bling, les cossins du maire. C’est bien, mais les Montréalais se demandent : qu’en est-il de mon quotidien quand ça me prend des heures pris dans le traffic, quand mes enfants ne se sentent pas en sécurité d’aller à l’école au coin de la rue?», donne en exemple la candidate.