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Vigile devant le consulat américain: unis contre la haine et le racisme

Les participants au rassemblement de mercredi devant le consulat général des États-Unis tenaient à dénoncer l’extrême droite raciste, qui « est assez à l’aise de montrer ses opinions », selon une manifestante.
Photo Jean-François Desgagnés Les participants au rassemblement de mercredi devant le consulat général des États-Unis tenaient à dénoncer l’extrême droite raciste, qui « est assez à l’aise de montrer ses opinions », selon une manifestante.

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Il n’y a jamais eu autant de groupes racistes et violents à Québec depuis 30 ans, croit l’un des organisateurs d’une manifestation contre la haine mercredi devant le consulat général des États-Unis.

« Ça se multiplie. Ce sont des milliers de personnes. Cette année, il y a eu plus d’une manifestation organisée par l’extrême droite raciste », affirme Sébastien Bouchard.

Ce dernier avait également participé à l’organisation de la vigile après l’attentat de la mosquée de Québec. Ils étaient environ une trentaine mercredi à dénoncer le rassemblement meurtrier de suprémacistes blancs à Charlottesville, en Virginie. Près du Château Frontenac, au milieu des touristes, les organisateurs voulaient démontrer l’importance d’être « unis contre la haine ».

« Il y a une augmentation des groupes, des personnes qui y participent et des discours haineux et violents sur les médias sociaux. C’est important d’envoyer un message fort six mois après l’attentat. Le Québec inclusif qu’on veut, il faut le créer, pas seulement le nommer », ajoute M. Bouchard.

Des citoyens inquiets

Même son de cloche pour Nora Loreto, qui tenait absolument à faire un rassemblement à Québec. « Il faut montrer notre solidarité aux Américains qui habitent ici et dire qu’on rejette les politiques de Donald Trump. C’est un moment important pour faire ça. »

La jeune femme stipule qu’elle a déjà vu des autocollants racistes sur la rue Cartier. « Il y a de plus en plus d’actes haineux. Ça me fait peur », précise-t-elle, citant en exemple la manifestation du 3 mars 2017 où deux groupes ultranationalistes ont marché dans les rues de Québec.

La banderole « remigration » installée lundi au-dessus de l’autoroute Henri-IV augmente les inquiétudes. « Je pense que c’est un symbole où l’extrême droite est assez à l’aise de montrer ses opinions », termine Mme Loreto.

« Une société ouverte »

Par ailleurs, la ministre des Relations internationales a réagi mercredi à la manifestation du groupe La Meute prévue ce dimanche à Québec.

« Je pense qu’il faut toujours faire en sorte que le Québec montre qu’il a une image d’ouverture envers les autres. Ici, nous sommes une société paisible, nous sommes une société ouverte », a lancé Christine St-Pierre.

— Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire

CE QU'ILS ONT DIT:

« La montée des groupes ici a été activée malheureusement, paradoxalement, après la tuerie du 29 janvier. Des groupes étaient clandestins, maintenant ils s’affichent »

— Rachid Raffa, un Québécois originaire d’Algérie

« Le tombeau de la haine sonne partout dans le monde. Et rien de mieux que de s’opposer par des actions pacifiques »

— Ali Dahan, de l’Union des Africains du Québec

« Il y a une place pour tout le monde ici »                                                               

— Jacquelyn Smith