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Le maire de Montréal et le SPVM s'excusent à la communauté LGBT

Denis Coderre
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS Denis Coderre

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MONTRÉAL – Le maire de Montréal et le SPVM se sont excusés publiquement vendredi pour les violences policières commises contre la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres) dans les années 1960 à 1990.

«Nous reconnaissons que les gestes qui ont été posés dans les années 60 à 90 [par les] forces policières et [...] l'administration municipale ont porté atteinte aux droits des personnes LGBTQ et également à leur dignité», a affirmé le maire Denis Coderre lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la police de Montréal, Philippe Pichet.

«C'est pour cette raison et au nom de la Ville de Montréal que je veux offrir publiquement nos excuses [...] travailler ensemble [...] pour protéger nos acquis [...] reconnaître le passé [...] je veux offrir officiellement à la communauté LGBTQ+ nos plus sincères excuses», a-t-il poursuivi.

Le maire a également annoncé qu'un comité de travail sera mis en place à la Ville de Montréal pour créer une politique de diversité sexuelle et de pluralité des genres.

Pour ce qui est de l'acceptation des autres, le maire a vanté sa ville, mais également le Québec et le Canada.

«Il n'y a pas deux classes de citoyens. Il n'y en a [...] qu'une», a-t-il martelé. «Je ne parlerai jamais de tolérance, parce qu'on ne tolère pas les gens, on les accepte tels qu'ils sont.»

Dès la fin des années 70, de multiples rafles policières étaient faites régulièrement dans les bars fréquentés par la communauté gaie de Montréal, lors desquelles tous les clients trouvés sur place étaient brutalement arrêtés sur-le-champ.

En octobre 1977, les policiers de Montréal ont débarqué au bar TruXX, un bar gai qui se trouvait à l'époque sur la rue Stanley, et ont arrêté 150 personnes. Les agents avaient affirmé avoir été témoins d'actes sexuels sur une piste de danse.