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Drames, chamboulement et questionnement

Drames, chamboulement et questionnement
Photo courtoisie, Suzane O’Neill

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Le Théâtre La Licorne, qui a récemment dévoilé sa programmation pour le lancement de la saison 2017-2018, mise cette année sur diverses pièces dramatiques. Ce faisant, on souhaite chambouler les spectateurs, poser un questionnement et faire découvrir des auteurs d’ici et d’ailleurs.

Psychédélique Marilou

Parmi les nouvelles productions ­maison de la saison, on ­découvrira d’abord la pièce, Psychédélique ­Marilou, écrite par l’auteur en ­résidence à La Licorne, Pierre-Michel Tremblay. Cette comédie mettant en vedette Isabelle Vincent, Bruno Marcil et la jeune Alice Moreau, nous ­plongera au cœur des années 70. « La pièce pose un questionnement sur notre capacité à avoir changé nos vies depuis l’époque du Peace & Love », révèle Denis Bernard, ­directeur ­artistique au Théâtre La Licorne. ­Marilou, une jeune femme de 22 ans dont les parents sont des baby-boomers, s’interroge sur le mouvement hippie, à savoir si on a acquis une plus grande liberté depuis cette époque.

  • Dès le 19 septembre 2017

Invisibles

L’année 2018 sera marquée par la pièce Invisibles, interprétée par Josée Deschênes et Steve Laplante. On y trouvera Chloé, une adolescente de 15 ans qui fuit sa vie pour prendre la route des États-Unis, laissant derrière elle une mère désemparée. Cette dernière fera appel à un enquêteur pour retrouver sa fille qui, pendant ce temps, voyage d’un truck-stop à l’autre. L’adolescente fera face à la vie ­d’itinérance en plus d’être ­victime d’abus et de violence. À travers cette pièce, c’est le phénomène de ­l’itinérance qui a voulu être soulevé puisque, trop souvent, les sans-abri semblent être devenus invisibles, ­ignorés par la plupart.

  • Dès le 19 février 2018

La meute

On voudra sans doute découvrir l’autre production maison, La meute, écrite cette fois par Catherine Anne Toupin, qui fera également partie de la distribution aux côtés de Lyse Roy et Guillaume Cyr. « C’est un thriller ­psychologique à l’humour noir », souligne Denis Bernard. La ­production met en perspective la délicate ­question à savoir si on peut répondre à la ­violence par la violence. La pièce met en scène une femme de 40 ans qui a perdu son emploi dans des ­circonstances troublantes. Elle ­choisira de fuir sa réalité, mais elle sera néanmoins pourchassée par quelqu’un. La femme perturbée ­trouvera refuge dans un gîte où de nouveaux liens seront tissés avec des étrangers.

  • Dès le 16 janvier 2018

On surveille

Parmi les 16 pièces qui prendront l’affiche cette saison dans l’une ou l’autre des deux salles du théâtre de la rue Papineau, on surveille la production du Théâtre PAP, Filles en liberté, en novembre.

La pièce du temps des fêtes, Foirée montréalaise, qui ­remplaçait les Contes urbains depuis déjà deux saisons, reprendra du ­service cette année. Le rituel voulant mettre sous les feux de la rampe un ­arrondissement de la métropole, c’est Montréal-Nord qui sera à l’honneur cette année.

Février sera marqué par la pièce Les Écossais, un texte de David Ireland et Douglas Maxwell, traduit par François Archambault et Maryse Warda. Il s’agit de deux courtes pièces sous le thème de la comédie.

Par ailleurs, le Théâtre La ­Licorne proposera plusieurs ­reprises dont Coco, Des Arbres, Des promesses, des promesses et Fredy.