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Le club de boxe identitaire de Québec est d’inspiration française

Une salle comme celle de La Phalange à Québec a été ouverte en février, à Lyon

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Le Club de boxe identitaire qui a vu le jour à Québec cet été s’inspire d’un mouvement d’extrême droite radical qui sévit en France depuis plusieurs mois.

La semaine dernière, Le Journal révélait qu’un club de boxe identitaire privé a ouvert ses portes en juin à Québec. Ce dernier se nomme La Phalange et il a été mis sur pied par Atalante Québec, un groupe d’extrême droite nationaliste qui est contre l’immigration. À Lyon, en France, c’est L’Agogé et il a ouvert ses portes en février dernier.

Dans la description de la page Facebook, on peut lire que l’endroit est « une salle de sport de combat destinée aux patriotes et aux identitaires à Lyon ».

Une vidéo promotionnelle montre l’un des représentants du groupe expliquant que « L’Agogé était le nom de l’éducation donnée aux jeunes guerriers spartiates dans l’Antiquité grecque » et « qu’une part importante de cette éducation consistait à apprendre l’art de la guerre aux jeunes hommes de la Cité » « pour défendre leur famille, leur cité et leur peuple ».

Ils invitent les jeunes Français à adhérer à ce mouvement « pour défendre les valeurs qui leur sont chères, celles de leur ville, de leur pays et de leur civilisation ».

Extrême droite radicale

Or, comme au Québec et à l’instar d’Atalante, le club lyonnais a été fondé par un mouvement plus large d’extrême droite qui se nomme Génération identitaire. Un groupe en pleine croissance en France qui a trouvé refuge dans de nombreuses régions.

Selon le journal Libération qui a enquêté sur ce groupe durant trois mois cette année, les gens de ce mouvement « se dissimulent derrière des associations culturelles ou des tenues bon chic bon genre », alors « qu’ils comptent parmi les militants les plus radicaux de l’extrême droite ».

Il s’agirait du nouveau bastion de la jeunesse du Front national, le parti politique de Marine Le Pen.

Comme aux États-Unis, ces jeunes ne se cachent plus et manifestent ouvertement dans les rues, scandant des slogans racistes alors que d’autres font des signes nazis. Les plus radicaux prônent la suprématie blanche.

Leurs discours sont radicaux et violents ; contre l’islam, les Roms, l’immigration et le métissage. Ils se définissent comme « la génération de la fracture ethnique, de la faillite totale du vivre-ensemble, du métissage imposé », soulignant que leur seul héritage est leur terre, leur sang et leur identité.

Guerre et « Remigration »

Ils parlent même « d’une déclaration de guerre » et non d’un « simple manifeste ». Ils sont également à la base du mouvement « Remigration » qui a fait son apparition à Québec et Montréal. Des banderoles qui exposent cette mention ont été affichées par les membres d’Atalante Québec.

Il s’agit d’une expression qui fait la promotion de l’expulsion des immigrants. Le mouvement est aussi présent aux Pays-Bas et en Allemagne.

Atalante Québec a de nouveau refusé de répondre aux questions du Journal. Et Génération identitaire, en France, n’a pas rappelé Le Journal.